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Kyiv. Lavra Pecherskaya - Lavra Nebesnaya

Lavra Pecherskaya nebesnaya krasa.Foto Paul Lashkevich_ 05.Mar.2007_ 082.JPGLavra Pecherskaya.All Saints Bell.Foto Paul Lashkevich_14.June.2007_049.JPGLavra Pecherskaya.Lavra Nebesnaya Bell.Foto Paul Lashkevich_20.Sept.2008_DSC08039.JPG

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   Paul_V_Lashkevich

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Cloche russe de l'église St-Jean-l'Evangeliste de Châtellerault (86) - HD
CarillonsTarnais 
CarillonsTarnais
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: 21 . 2014 .
L'église St Jean L'Evangeliste de Châtellerault possède une sonnerie lancé franc de trois cloches (Mib3, Fa3, Sol3).
Mais la cloche la plus intéréssante se trouve sous la salle des cloches, au niveau de l'horloge.
Il s'agit d'une cloche russe, offerte par le Tsar Nicolas II à la ville de Châtellerault "pour rappeler aux générations les liens d'amitié et de sympathie qui unissent la France et la Russie". En 1891 la Russie passe commande de 500.000 fusils à la manufacture d'armes de Châtellerault.
La cloche arrive en 1897. Elle pèse 2640kg, pour 2,05m de hauteur et 1,75m de diamètre.
Elle donne un Sib 2 à la note au coup, mais l'étude harmonique révèle la présence de partiels très particuliers, qui font que le son de la cloche se rapproche légèrement de celui des cloches tubulaires. Ce rendu peut être en partie justifié par la présence d'une couche d'argent sur la lourde décoration du vase sonore.
Elle se nomme Alexandre Nicolas, et fut réalisée par la fonderie Orlow de St Petersbourg.
Bien que fixe, elle possède un battant hélas inutilisé. En effet la place disponible dans le cloche ne permets pas sa mise en volée.
Sa première électrification comportait la mise en place d'un lourd marteau extérieur actionné par un moteur via une chaine. Ce système bien que toujours en place n'est plus utilisé aujourd'hui, il lui a été préféré un "beffroi" de bois intérieur à la cloche sur lequel sont fixés deux (?) électrotinteurs (dont un mal positionné abîme la cloche). Ce système dénature totalement l'aspect esthétique, les marteaux installés sont trop légers, et cette armature empêche définitivement l'utilisation du battant intérieur.



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Denis-Pierre Villenave shared his photo to the group: Campana Bell Sino Glocke Cloche Dzwon Klok (All languages).
4 hrs · 
Cloche offerte par le Tsar Alexandre III de Russie à la ville de Châtellerault (FR) en 1897, pour "rappeler aux générations les liens d'amitié et de sympathie qui unissent la France et la Russie"
"SONNEZ LA PAIX ET LA FRATERNITÉ DES PEUPLES"
Bell offered by Tsar Alexander III of Russia to the city of Châtellerault (Fr) in 1897, to "Remind generations the bonds of friendship and sympathy that unite France and Russia"
"ring peace and brotherhood of peoples"
Automatically Translated
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(https://www.facebook.com/groups/412744265571198/permalink/417529858425972/ )
 
L'église St Jean L'Evangeliste de Châtellerault possède une sonnerie lancé franc de trois cloches (Mib3, Fa3,...
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nerations the bonds of friendship and sympathy that unite France and Russia"
"ring peace and brotherhood of peoples"
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: 21 . 2014 .
L'église St Jean L'Evangeliste de Châtellerault possède une sonnerie lancé franc de trois cloches (Mib3, Fa3, Sol3).
Mais la cloche la plus intéréssante se trouve sous la salle des cloches, au niveau de l'horloge.
Il s'agit d'une cloche russe, offerte par le Tsar Nicolas II à la ville de Châtellerault "pour rappeler aux générations les liens d'amitié et de sympathie qui unissent la France et la Russie". En 1891 la Russie passe commande de 500.000 fusils à la manufacture d'armes de Châtellerault.
La cloche arrive en 1897. Elle pèse 2640kg, pour 2,05m de hauteur et 1,75m de diamètre.
Elle donne un Sib 2 à la note au coup, mais l'étude harmonique révèle la présence de partiels très particuliers, qui font que le son de la cloche se rapproche légèrement de celui des cloches tubulaires. Ce rendu peut être en partie justifié par la présence d'une couche d'argent sur la lourde décoration du vase sonore.
Elle se nomme Alexandre Nicolas, et fut réalisée par la fonderie Orlow de St Petersbourg.
Bien que fixe, elle possède un battant hélas inutilisé. En effet la place disponible dans le cloche ne permets pas sa mise en volée.
Sa première électrification comportait la mise en place d'un lourd marteau extérieur actionné par un moteur via une chaine. Ce système bien que toujours en place n'est plus utilisé aujourd'hui, il lui a été préféré un "beffroi" de bois intérieur à la cloche sur lequel sont fixés deux (?) électrotinteurs (dont un mal positionné abîme la cloche). Ce système dénature totalement l'aspect esthétique, les marteaux installés sont trop légers, et cette armature empêche définitivement l'utilisation du battant intérieur.
 
Denis-Pierre Villenave's photo.
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: http://patrioty.org.ua/nagoroditi-posmertno-21-richniy-geroy-samotuzhki-vidbiv-ataku-na-blokpost-prikrivshi-neozbroyenih-pobratimiv/

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http://venezia2012.blog.tiscali.it/2013/06/21/%E2%80%9Ci-pizzegamorti-e-la-danza-della-morte-che-balla-%E2%80%9D/?doing_wp_cron

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“I PIZZEGAMORTI e LA DANZA DELLA MORTE CHE BALLA.”

una curiosita’ veneziana per volta – n° 29

“I PIZZEGAMORTI e LA DANZA DELLA MORTE CHE BALLA.”
 
E’ già stato detto e scritto molto e bene, quasi tutto, sulla peste a Venezia. Esistono volumi, cataloghi, video magistralmente curati da persone che hanno dedicato molto tempo, competenza e capacità su questo tema.  Ci si deve accontentare quindi, solo di chiosare e sottolineare qualcosa, recuperando qua e là notizie sicuramente già dette ed evidenziate.
Premesso questo, scrivo di due aspetti curiosi su questo argomento certamente tipico veneziano.
Il primo: “i Pizzegamorti”.
Ancora mia nonna e mia madre, quand’ero piccolo, continuavano a raccontarmi  (fra le altre mille cose curiose) del “pizzeghìn”, quello che tutti chiamavano“beccamorti”. Me lo dipingevano come un personaggio quasi da fiaba. Non era solo il becchino scavafosse, non solo un uomo fisico, ma uno che passava una volta in vita quasi “pizzicandoti nel flagrante del tuo vivere”, dicendoti:
“E beh ! Caro mio, ora si muore !”
 
Ed era perciò sorpresa, e che sorpresa ! E ti accadeva spesso quando meno te l’aspettavi.
Quello che mi è rimasto della descrizione di quel personaggio impossibile, è quel tono quasi ironico con cui ti veniva a “pizzicare a sorpresa”, quasi fosse una burla, una presa in giro.
Il supercelebre Alessandro Manzoni parlando della peste, chiamava con nome di“Monatti” quelli che a Venezia si dicevano: “i Pizzegamorti”.
La loro identità, il loro mestiere, era quello di raccattare i morti di peste per sistemarli definitivamente. Erano quindi non fiaba ma personaggi in carne ed ossa. E nella realtà storica di Venezia furono uomini “all’opera” davvero spietati, tenebrosi, che “facendo di necessità virtù” in quei tempi incresciosi di morte e dramma sociale, “ripulivano a fondo” l’intera città e le isole circumvicine.
La cronaca veneziana dell’epoca non è avara nel ricordarli e descriverli.
“1575 settembre 29 Francesco Ceola barcarolo, alle prime avvisaglia di peste si offre come Pizzegamorto, avendone già avuto esperienza in un’altra pestilenza, chiedendo in cambio la gestione del primo Traghetto che si libererà per la morte del titolare. La proposta viene accettata subito dal Provveditore alla Sanità di Venezia.”
 
“ … 1579 luglio 9: furono eletti 3 nuovi Pizzegamorti, assegnando a ciascuno “la libertà” (la concessione in gestione) dei Traghetti sul Canal Grande di Santa Sofia, della Maddalena e della Dogana da Mar…”
 
All’apice del tempo di peste, ci fu difficoltà a trovare in giro gente disposta a compiere quel lavoro così truce e nero di trasportare i cadaveri e provvedere all’espurgo delle loro case e di tutte le cose infette.
“Pizzegamorti” arrivarono spesso a Venezia da fuori città: dalla Terraferma, dall’Istria, Austria, Friuli e Lombardia …. Attirati oltre che dallo stipendio corposo, anche dalla possibilità di saccheggio e sciacallaggio sui beni degli appestati.
“ … S’introdusse l’uso di corde catramate e certi uncini di ferro per porre i cadaveri in certi carretti appositi costruiti dall’Arsenale. Venivano poi disposti dentro a 50 burchielle costruite sempre dall’Arsenale, e scortate fino al Lido, dove con dei cavalli venivano condotti alle fosse comuni preparate per tutti … dove si seppellivano nudi i cadaveri e si bruciavano tutte le vesti …”
 
“ … Nel 1576 per la gran puzza non si potevano più bruciare i morti che crescevano di giorno in giorno così in un camposanto del Lido in un luogo detto Cavannella, dove vennero scavate delle fosse … si mettevano una mano de corpi una de calcina viva et una di terra et così di mano in mano fino a che ne potevano stare … I morti di rispetto si potevano seppellire in casse nell’isola di San Ariano vicino a Torcello … “
Nel 1576 e nel 1630 , “ … i Pizzegamorti erano coperti da casacche di tele forti catramate, con misture di profumi e materie opportuni … alle quali furono poi aggiunti calza braghe e guanti dello stesso tipo … Portavano anche attaccati alle gambe, come dei saltimbanchi, dei campanacci d’ottone, dei sonagli, per avvisare della loro presenza …”
Erano persone davvero malvagie, fino ad essere dei veri e propri criminali.
” … erano spesso reclutati fra ex galeotti e carcerati, o tra sbandati e vagabondi … ed erano protagonisti di ruberie e violenze di ogni sorta, nonostante la vigilanza dei Provveditori alla Sanità, che non esitavano a fucilarne qualcuno fra i più facinorosi …”
 
1576 luglio 14: Francesco Mantovano condannato alla galera per bestemmia, gli viene annullata la pena in cambio di fare il Pizzegamorti, ma morì presto di peste dentro al Lazzaretto in cui prestava servizio.
15 novembre 1630: il Senato dello Stato veneziano promette 20 ducati mensili anticipati ai nuovi Pizzegamorti liberati per decreto fra i carcerati. In pochi giorni i Pizzegamorti divennero 300 e furono costretti il 12 dicembre a licenziarne 100.
Un Notaio dell’epoca li descriveva:
“… Una turba di semincoscienti che calavano a Venezia allegramente, come se fossero stati invitati ad un pranzo di nozze … Spesso ebbri di vino, e attenti più che ai malati alle prostitute spedite in servizio coatto ai Lazzaretti come donne di fatica … Erano inumani … I cadaveri da loro ammassati nelle burchielle venivano maltrattati dai seppellitori … che oltre a commettere coi viventi ogni scelleraggine carnale, non la risparmiavano neanche ai morti … Due ragazze, perfino, furono gettare  vive alla fine nelle fosse comuni … salvate proprio alla fine da alcuni uomini … Una di queste, per il terrore cambiò persino voce …”
 
Lo Stato Serenissimo di Venezia, non si affidava solamente alla capacità di pulizia dei Pizzegamorti. Era abilissimo a gestire in proprio quelle calamità tremende (come ad esempio quella del 1630) che furono capaci di disfare e devastare mezza Europa.
Venezia vigilava la Via di terra, ai “cancelli, alle rastre …” sui confini di Venezia. Lì non passava nessuno. Dei Nobiluomini veneziani scelti sostavano in continuità con delle guardie e impedivano a chiunque d’entrare ed uscire da Venezia e Dogado  senza regolare patente di sanità concessa dal Magistrato preposto alla Sanità di Venezia.
Venezia vigilava ancora di più sulla Via del mare. Qualsiasi legno capace di galleggiare che si affacciasse in laguna, veniva subito preso e condotto in quarantena fino a che tutto quello che conteneva: uomini, merci, animali, viveri e qualsiasi altra cosa, fosse sufficientemente bonificato, “spurgato”, e garantito come non pericoloso per Venezia e tutti i Veneziani.
Primi in Europa, i Veneziani s’inventarono il Lazzaretto, ossia un luogo, spesso un’isola, dove appunto si confinavano i contagiati e s’impediva la diffusione ulteriore del morbo. Ma soprattutto era un luogo dove si provava a pensare e ipotizzare una possibilità di scampo e guarigione.
Ma nella storia Veneziana, è giunto spesso un momento storico, in cui tante precauzioni e attivazioni si rivelarono palesemente inutili.
Le cronache d’epoca continuano a raccontare di quando ai “restrelli di confine rovesciati e divelti …” non c’era rimasto più nessuno a custodirli, e tutti andavano e venivano come volevano da una città ridotta a un fantasma. Le cronache raccontano anche di quando un famoso carretto di Terraferma, di Mestre, usato dai frati per portare soccorso e cibo in giro, e raccattare malati, moribondi e morti per le campagne, fu trovato rovesciato sul ciglio di un fosso, coi frati morti anche loro, schiantati dal morbo. Sembrò proprio la fine di tutto.
Solo allora scattò un “piano B”. I Veneziani non erano mica tanto bigotti. Per cui solo a mali estremi, ci si affidava ad estremi rimedi. Solo quando si vedeva che non funzionavano più le cose come si sperava, e la peste era davvero incontenibile, allora ci si rivolgeva ai Santi protettori della Peste. Entrava in campo la triade, “il Terzetto” dei Santi da invocare contro la pestilenza: San Rocco, rappresentato col bubbone all’inguine, San Sebastiano trafitto da mille frecce, che corrispondevano ai “morsi” della peste, e i Santi Medici, di provenienza orientale, ossia dai luoghi da dove spesso proveniva la peste: i Santi Cosma e Damiano: “medici super”, tanto da essere dichiarati santi.
Siccome anche questo non bastava, e i Veneziani non sapevano proprio più dove andare a sbattere la testa, lo Stato in persona si rivolgeva a Dio e alla Madonna, finanziando voti e facendo innalzare enormi santuari, implorando qualche salvezza per tutti.
E che santuari ! Basti pensare, fra tutti, alla Madonna della Salute, e al Redentore, monumenti splendidi della nostra Venezia, legati a feste e tradizioni, che ancora oggi celebriamo a quasi 400 anni di distanza.
Badate bene, ho detto: “CHIESA SANTUARIO DI STATO”. Venezia non aveva bisogno di chiese, ne possedeva già a centinaia sfornate da preti, monaci, monache e devoti in tutte le foggia, stili artistici e ricche decorazioni. In quei momenti della peste, era il Doge in persona a porre il cappello per terra e inginocchiarsi per chiedere un po’ d’aiuto, a chi forse sarebbe stato capace d’inventarsi l’impossibile. E tutti i Veneziani facevano altrettanto. E per far questo, la Serenissima ha sborsato somme davvero ingenti per decine di anni, quasi quanto per una guerra, perché per costruire quei chiesoni, servivano tanti soldi e una consistente manodopera, nonché capacità artistica, di cui Venezia sapeva scegliere il meglio in circolazione.
Veneziani creduloni in quell’epoca ? Non credo, o perlomeno non più di noi oggi.
La seconda curiosità, è che a Venezia, in realtà più che di Lazzaretto, nome riferito all’episodio evangelico di Lazzaro morto resuscitato dal Cristo, ad un certo punto si cominciò a parlare anche di Nazaretum , ossia di un’isola dove sorgeva la chiesa di Santa Maria Rinascente di Nazareth, un luogo quindi di speranza, dove tornare a vivere quotidianamente, normalmente, da cui si poteva ritornare come redivivi dai morti, re(i)nati … risanati.
In quell’isola si respirava un’aria vaga di conforto, nonché d’assistenza e accudimento, che induceva ad accettare e affrontare quell’immenso dramma mortale che circondava tutti, e stava devastando i propri affetti e l’intera città.
Nel 1576 Sansovino nel corso della pestilenza descriveva quell’isola.
 ” …Si trovavano in osservazione circa diecimila persone e nelle acque circostanti più di tremila imbarcazioni, fra grandi e piccole, che assumevano quasi l’aspetto d’una armata che assediasse una città di mare … A questi si aggiungevano: serventi, ministri e la truppa … 8000-9000 persone ogni giorno venivano alimentate dalla Repubblica durante questa calamità … Magazzini immensi di medicine e di viveri, sacerdoti, medici, chirurgi, farmacisti, levatrici, tutto era qui pronto … cento camere et con una vigna serrata … E con ordine ogni cosa veniva distribuita.
I presenti per lo più poveri venivano sfamati a spese dello Stato … Ogni giorno all’impressionante città galleggiante si aggiungevano 50 barche. I nuovi arrivati venivano accolti gioiosamente con applausi e a loro veniva detto “…che stessero di buono animo, perché non vi si lavorava, et erano nel paese di Cuccagna …”
Allo spuntare dell’alba arrivavano i “visitatori”  che scorrendo l’isola, il Lido e la flotta, s’informavano minutamente sullo stato di ciascuno per far trasferire al Lazzaretto Vecchio gli appestati … Non molto dopo arrivavano altre barche con ogni sorta di commestibili da essere dispensati in ragione di 14 soldi per bocca … A queste barche seguivano quelle dell’acqua tolta dal Sile, e sorto il sole, tutto si metteva in quiete perché in mezzo al Lido si celebrava la messa davanti a questa flotta ancorata al Lido … Al tramonto le turbe divise in due cori cantavano le Litanie e i Salmi, mentre di notte ogni cosa rimaneva in alto silenzio e non era permesso il minimo rumore … Un immensa quantità di ginepro raccolto in pire si faceva ardere notte e giorno sul lido spargendo l’odoroso fumo a grande distanza sulla laguna e sul mare … A certe ore del giorno veniva permesso a parenti ed amici di recarsi dai congiunti, discorrere con loro da lontano e regalare vivande e rinfreschi … Ogni giorno giungevano fino 50 o 60 barche e lunghi applausi accoglievano i partenti …  Chiunque fosse stato sospettato di peste veniva condotto qui e se non avesse avuto mezzi sufficienti si alimentava per 22 giorni a pubbliche spese … Se in quel lasco di tempo si fosse manifestato veramente infetto si sarebbe trasportato al Lazzaretto Vecchio, altrimenti trascorsi i giorni poteva rimpatriare … Così la popolazione di Venezia passo’ di qui e per la vicina San Erasmo … Qui vennero costruiti grandi case di legno, e si ancorarono all’isola vari ARSILI o vascelli dismessi o galere sfornite, ed alcuni vascelli spalmati sui quali si costruirono altre case … Nel corso degli anni la stessa Vigna Murata non fu sufficiente allo scopo, e per questo si allestirono nella prospiciente isola di San Erasmo nuove abitazioni ed ancore vecchie galere e vascelli furono ormeggiati in prossimità del Lazzaretto Nuovo e adibiti alle necessità … La particolarità del luogo e la sua pericolosità venivano ricordate da un vascello sul cui albero sventolava una bandiera che indicava il limite oltre il quale non bisognava avvicinarsi. A scoraggiare eventuali trasgressori era stata eretta una forca, castigo per tutti quelli che avessero osato disobbedire agli ordini dei provveditori sopra la Sanità … “
Fra queste righe appare uno strano spiraglio di pensiero, che finisce col sfociare nella seconda curiosità, che vi spingo a leggere.
 
“State di buon animo … Si applaudiva, a sera si cantava …”
 
Si sente che insieme al dramma vissuto della morte e della devastazione portata dalla peste, si celebrava anche il dramma di qualcosa d’inverosimile. Una morte quasi da sfidare, canzonare, quasi provocare.
Si finì col valorizzare e parlare di una morte che “danzava e ballava”.Un’immagine guascona, impenitente e quasi sacrilega, che però apriva uno spiraglio d’interpretazione futura diversa, finendo col riversare sul dramma presente da affrontare, una luce inimmaginabile, impensata. Una morte che balla fa meno paura, è meno macabra, meno spauracchio distruttivo. Una morte che danza apre e festeggia perché induce a qualcosa di diverso e di nuovo. Una specie di festa paradossale alla rovescia … Una disfatta speranzosa, che pur mantenendo la sua crudezza ineludibile, e l’orribile disfacimento di tutto quel che siamo, sa comunque provocare il canto e la festa.
Il bello, è che quell’idea non era mica solo veneziana. Tutt’altro. L’idea della“danza della morte che balla”, è molto vecchia, presente e diffusa in gran parte dell’Europa. Ma non solo, si trova anche in culture diverse da quella Cristiano-Cattolica, e in luoghi ben lontani dalla “Culla dei Papi di Roma”.
La pagina della “morte che balla” è presente anche in Asia, in Africa, in Oceania, in Scandinavia, in America e in altre culture antichissime. Quel concetto non è quindi solo legato alla fede e alla convinzioni religiose, ma è una specie di patrimonio umano quasi sovratemporale e multietnico.
Esiste tutta una letteratura al riguardo con un catalogo nutritissimo di dipinti, affreschi, stampe, rappresentazioni su questo tema.
Il significato è interessante: la grande tragedia finale non è l’ultima parola finale, ma fa intuire come in filigrana “un qualcos’altro, un oltre, un di più misterioso”, di cui ci sfuggono dinamiche, dimensioni e contorni … ma che potrebbe finire per esserci. E quindi, si può in ogni caso ben sperare …
Ritornando infine al “pizzeghìn” di mia nonna, mi diceva che: “  … era uno che ti viene come a pizzicare di sorpresa, quando meno te l’aspetti, come  uno scherzo potente … Forse lo scherzo più grande possibile della tua vita … Lo scherzo finale che ti burla definitivamente … Però è una pizzicata speciale, furbastra, quasi maliziosa … Una specie di sfottò che si fa pallida speranza … Come quando tiri un pizzicotto gentile a una bella ragazza … che successivamente può risponderti con un violento ceffone … oppure può accadere di tutto. Può spuntare un viso che arrossisce, o magari spuntare un sorriso … e poi forse una storia … e poi forse … chissà ?”
 
Mia nonna aveva fatto da sola la sintesi fra storia veneziana, “morte che balla”e fantasia. E brava nonna !
 

NOTIZIA STORICA CONCLUSIVA:
Dal luglio 1630 all’ottobre1631: fra città e lazzaretti morirono a Venezia: 46.690 persone, mentre in totale nel Dogado con Murano, Malamocco e Chioggia ci furono: 93.661 decessi, suddivisi così:
o   Donne da parto: 11.486
o   Figlioli: 11.486
o   Putte d’anni 14 sin 25: 5.043
o   Putti e putte: 9.306
o   Donne e refuso: 29.336
o   Preti e frati: 1.129
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o   Mercanti ed artesiani: 25.208
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MISA DE INDIOS & MISA CRIOLLA (Spanish American Music)

, 06 2015 . 19:56 +
goear.com/listen/67f41ee/mi...a-pamplona

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MISA DE INDIOS & MISA CRIOLLA ... - LA CHIMERA (Eduardo EGÜEZ) & CORAL DE CÁMARA DE PAMPLONA

 

 

 
 
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  1. Avatar for ibonolibares

    Ariel Ramirez
    Misa de Indios, Misa Criolla

    Luis Rigou [vocal, flutes]
    Barbara Kusa [vocal]
    Coral de Camara de Pamplona
    La Chimera / Eduardo Egüez


    1-001 Misa Criolla Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo
    1-001-001 Kyrie 00:04:12
    1-002-002 Gloria 00:05:22
    1-003-003 Credo 00:03:28
    1-004-004 Sanctus 00:02:04
    1-005-005 Agnus Dei 00:03:12
    1-006 Tonada El Chimo Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:01:51
    1-007 En Aquel Amor Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:05:45
    1-008 Fuga de los Cóndores Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:02:29
    1-009 Muerto estáis Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:04:38
    1-010 Tonada El Diamante Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:03:03
    1-011 Hanacpachap Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:03:43
    1-012 Tonada La Despedida - Tonada El Huicho de Chachapoyas Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:03:13
    1-013 Bico Payaco Borechu - Bayle de Danzantes Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:03:34
    1-014 Como un Hilo de Plata Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:04:10
    1-015 Intiu Khana Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:04:49
    1-016 Canto al Silencio Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:03:32
    1-017 Alleluia Komponist: Ramírez, Ariel Solo: Kusa, Bárbara; Rigou, Luis
    Dirigent / Band Leader: Egüez, Eduardo 00:03:46

     

    • Hace 1 mes

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Palmesel, 15th century, Franconia, Germany.

, 05 2015 . 13:47 +
https://www.pinterest.com/p...057810460/

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Palmesel, 15th century, Franconia, Germany. The German word Palmesel (palm donkey) refers to the statue of Christ on a donkey, mounted on a wheeled platform, which was part of Palm Sunday processions in many German-speaking regions until the Reformation. In the Middle Ages these processions, which reenacted Christ's entry into Jersualem mounted on an ass, were lively pageants in which hymns were sung, palms strewn, and clothes spread on the ground before the Palmesel.

Gerard Smits
Gerard Smits • 6 days ago

 

Palmesel, 15th century, Franconia, Germany. The German word Palmesel (palm donkey) refers to the statue of Christ on a donkey, mounted on a wheeled platform, which was part of Palm Sunday processions in many German-speaking regions until the Reformation. In the Middle Ages these processions, which reenacted Christ's entry into Jersualem mounted on an ass, were lively pageants in which hymns were sung, palms strewn, and clothes spread on the ground before the Palmesel.

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LExpiation - .....

, 04 2015 . 18:08 +

http://artifexinopere.com/?p=3891

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L’Expiation

 

Depuis 1906, le Président Fallières, abolitionniste convaincu, graciait systématiquement tous les condamnés à mort. Y compris, en 1907, un tueur de fillette, ce qui déclencha une campagne de presse violente des partisants de la peine de mort. Mi 1907, le congrès radical désavoua à demi le président, en demandant le maintien de la peine de mort, mais la suppression du caractère public de l’exécution.

Exposé au Salon d’avril 1908, ce tableau prend clairement place au coeur de cette question brûlante  qui culmina entre juillet et décembre 1908 dans les discussions à la Chambre : lesquelles conclurent, finalement, à l’urgence de ne rien faire.

La Peine capitale ou l’Expiation

Emile Friant,  1908, Art Gallery, Hamilton, Ontario

Friant_Expiation

 

Le lieu même

La vue est  prise depuis le porche de la prison Charles III de Nancy, devant laquelle avaient lieu les exécutions de 1890 à 1925.
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L’angle de vue  latéral fait croire que  la rue s’ouvre en  face à la prison : il s’agit en fait de la rue Charles III,  qui part très en biais.
Plan Prison Charles III


L’homme même

L’exécution est probablement celle de Dominique Harsch, le lundi 8 janvier 1897 à 7h27. Ce Luxembourgeois de 28 ans avait assassiné une jeune fille, et on sait que Friant assista à son procès aux Assises. On peut lire dans les journaux le récit détaillé de cette exécution (L’Est Républicain,    Le Petit Parisien). De nombreux points concordent avec le tableau :

  • les spectateurs aux fenêtres et sur les toits  : « les fenêtres des quelques maisons ayant vue sur le lieu de l’exécution avaient été louées à des prix variant entre 20 et 50 francs; sur les toits une foule de jeunes gens attendaient sous la neige, qui tombait très serrée depuis quatre heures du soir ». (Petit Parisien)

  • la neige sur le sol  : « La neige fondue sous les pas traverse les chaussures ». (Est Républicain)

  • les fantassins : « Afin d’empêcher les curieux de stationner rue Charles III, une haie de militaires est placée sur chaque trottoir. les hommes s’adossent contre les maisons. » (Est Républicain)

  • les gendarmes  : « Enfin, à quatre heures, arrivent trois brigades de gendarmes à cheval, commandées par le capitaine Chauffour. Ils prennent place devant l’entrée de la prison. » (Est Républicain)


L’instant même

L’Est Républicain normalise cette scène extraordinaire, en  mettant en valeur le rôle de l’aumônier et en insistant sur la rapidité de la scène :

« Au dehors une immense clameur retentit : « Le voilà ! » Une poussée formidable fait osciller la foule, que les soldats ont peine à contenir. L’aumônier s’adresse au condamné,lui présentant le crucifix : – Ne vous occupez pas, lui dit-il, de ce qui se passe au dehors ; ne regardez que le divin crucifix. Au commandement les gendarmes présentent les armes. M. l’abbé Guyon cherche à masquer l’appareil aux yeux de Harsch, qui s’avance encore. Mais bientôt le condamné disparaît derrière les aides, qui se jettent sur lui et le renversent. La scène est si rapide qu’à peine a-t-on le temps de s’en rendre compte. Harsch est saisi, jeté sous la lunette. Presque en même temps le couperet tombe avec un bruit sourd. Il est 7 heures 30. Justice est faite. Et pendant qu’un jet de sang inonde la base de la guillotine, que la tête hagarde roule dans le panier, une rumeur parcourt la foule, qui s’ébranle avec fracas. ».

 

Le Petit Parisien, moins clérical et plus républicain, insiste au contraire sur les détails dramatiques, voire répugnants  :

« A sept heures et demie, la porte de la prison s’ouvre, tandis que retentissent les commandements de « Portez arme présentez arme ». Un frémissement s’élève de la foule,toutes les têtes se découvrent ; l’aumônier embrasse le condamné, qui franchit encore de lui-même les quatre mètres qui le séparent de la rue au bord du trottoir, les aides lui enlèvent sa veste, jetée sur les épaules, et le poussent sur la planche, qui bascule. Deux secondes s’écoulent, puis le couteau tombe, au milieu d’un cri d’horreur;le sang jaillit à une hauteur de deux mètres environéclaboussant les aides et les gendarmes qui entourent la guillotine.« 

 

La précision technique

La guillotine, modèle 1872, est représentée dans tous ses détails. Les deux aides-bourreauxsont en place, prêts à plaquer le condamné sur la planche basculante. Le bourreau se tient  à gauche de la guillotine,  sa main n’est pas encore montée vers les  leviers qui déclenchent  la fermeture de la lunette, puis la chute du couperet. A noter que le câble qui monte le long du poteau n’est pas le mécanisme de déclenchement, mais le câble de relevage de la lame, passant sur une poulie située au dessus de la guillotine (en hors champ).

De l’autre côté, le coffre ouvert sur le sol est déjà prêt à recueillir le corps.
Friant_Expiation_Guillotine
Pour tous les détails techniques, on peut lire  http://boisdejustice.com/Home/Home.html

 

Les bourreaux sont arrivés la veille en train avec la guillotine : accompagné de trois aides, Louis Deibler « a beaucoup vieilli… Sa barbe est semée de fils d’argent, son visage a pris de nombreuses rides et sa claudication… est aujourd’hui très prononcée. » (Est Républicain).

Le tableau ne représente que deux aides,  rajeunit et rend méconnaissable le bourreau, qui prendra sa retraite dans deux ans, traumatisé par cette exécution ratée :

Louis Deibler
Louis Deibler

« Fausse manoeuvre :  le couperet est libéré avant que la lunette ne soit fermée, d’où éclaboussures de sang sur les spectateurs les plus proches. Louis Deibler, épargné cette fois, croit pourtant avoir été sali : première manifestation d’hématophobie qui iront s’aggravant les deux années suivantes ». (http://guillotine.voila.net/Palmares1871_1977.html)

 

L’instrument de la Terreur

friant reliure pour les executeurs arretes pendant la revolution 1893,
Reliure pour Les exécuteurs arrêtés pendant la Révolution
E.Friant, 1895, Musée de l’Ecole de Nancy, Nancy

Dans cette reliure réalisée quelques années plus tôt, Friant manifeste déjà sa répulsion envers la guillotine, montrée ici de l’autre côté – du point de vue du public. Le parti-pris esthétisant ne cache pas l’horreur du sang frais qui gicle et de la tête qui chute,  à mettre en balance avec l’ancienne hâche d’exécution reléguée au verso du livre, abandonnée aux ronces, aux champignons et les mulots : nouveau régime, nouvelle barbarie.

 

Une image engagée

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En nous laissant deviner, dans la brume du petit matin, les dizaines de silhouettes qui hérissent les toits et les dizaines de têtes qui s’empilent dans les fenêtres au milieu des réclames peintes, Friant prend clairement position sur une partie de la question : oui, lesexécutions publiques sont une honte.

En revanche, il ne laisse pas percer  son opinion sur la peine de mort :  la véracité  des détails  lui permet de  se retrancher derrière le point de vue  documentaire.

Il faut regarder  la composition plus en détail  pour se faire une idée des opinions de l’artiste.

 

Les couvre-chefs

 Le peintre n’exploite pas le détail rapporté par Le Parisien : « Toutes les têtes se découvrent ».  Au contraire, comme pour conjurer la décapitation, ici tout le monde porte chapeau :

  • les trois bourreaux en hauts-de-forme,
  • les trois soldats en  képis ,
  • les six gendarmes en bicornes,
  • les deux officiels (le juge et l’avocat ?) en chapeau melon.

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Séparé  par un soldat de ces deux représentants de la Loi, un troisième homme en chapeau mou est le dernier visage détaillé que nous propose l’artiste.  Le regard fixe, le bas du visage dissimulé par un foulard comme pour protéger du couperet son propre cou : sans doute s’agit-il d’un complice ou d’un ami du condamné, qui s’est glissé au premier rang pour assister à ses derniers instants.

Au centre de ce concert de couvre-chefs, trois personnes sont réunies dans la fraternité des têtes nues : le Condamné, le Prêtre, et le Christ en croix.

A noter  que,  dans ce cérémonial  réservé aux porteurs de chapeaux, aux  prêtres et aux assassins,  aucune femme n’a sa place.
 

Les deux arcs de cercle

Le porche  rassemble sous son arc-de-cercle tous les protagonistes de la scène : spectateurs, exécutants et condamné.
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Mais  un zoom sur le  minuscule demi-cercle de la lunette nous rappelle que, parmi ces centaines de têtes, une seule va être tranchée.
 

L’ironie de l’absurde

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A l’endroit que  la lame va couper dans quelques secondes, un pli dans la nuque charnue insiste sur la bonne santé de l’homme dans la force de l’âge.

A ses cheveux drus s’oppose la tête dégarnie du curé, qui pose sa main gauche sur son épaule : vieil homme conduisant  un  homme jeune  à la mort.

 

Geste de compassion ou geste traître, pour le pousser à avancer ? La main posée à l’endroit où la corde transforme le criminel en  gigot prêt à trancher, n’est elle pas une hypocrisie sociale supplémentaire ?

 

Et à quoi sert ce manteau rouge sang ? A le prémunir contre le rhume, pour les quelques secondes qu’il lui reste à passer dans le froid ?

 

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Enfin,  placer une croix entre les oreilles pointues d’un équidé et près des cornes d’un gendarme, n’est-ce pas quelque peu sulfureux  ?

 

Un regard ambigu

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Et il est vrai que l’alignement  entre les deux instruments de supplice révèle un parallélisme quelque peu iconoclaste : optiquement, la guillotine apparaît comme une sorte de projection monstrueuse de la croix. D’autant que les deux ne sont pas situées dans le plan du tableau, mais légèrement inclinées.

Que regarde le condamné, où son regard s’arrête-t-il ? Sur la croix brandie par le prêtre en dérisoire consolation, ou sur le couperet juste derrière ?

A ce stade, Friant semble laisser au spectateur le choix  de l’interprétation. Chacun y trouvera  ce qu’il veut :  le moraliste verra le châtiment qui rachète la faute, le chrétien  la résurrection qui surmonte la mort, l’anarchiste la religion qui cache la violence de l’Etat.

 

Une empathie forcée

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Mais le spectateur ne peut demeurer longtemps dans ce point de vue latéral :  l’absence de perspective centrale, de premier plan et de cadre, l’empêchent  de se situer spatialement. Aussi finit-il par traverser le cadre et glisser dans le tableau, attiré par ce point singuliervers où convergent les regards de tous les personnages : l’oeil de l’homme qui va mourir.

Ici, le point de fuite est remplacé par un point de non-fuite.

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Et de ce point de vue, une seule vision est possible :

la croix ne cache pas la guillotine.

 

La souricière

Ainsi la composition force le spectateur à devenir objet de vision,  pris dans le faisceau des regards ;  à se mettre à  la place de ce coupable devenu victime, pris dans la souricière  des baïonnettes au canon, des sabres au clair et des bois de justice.

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Au premier plan, le sentier dans la neige matérialise les quelques secondes qui lui restent jusqu’à la seule porte de sortie possible : le panier  ouvert sur le sol. Scandaleuse tombe amovible.
 

Une victime bien connue

Nous avons vu son regard qui pointe vers le haut du couperet, mais nous n’avons pas noté que cette pièce en acier, qui accroit l’inertie de la lame,  est précisément appelée le « mouton« .
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Nous avons compris que la croix se projette sur la guillotine, mais nous n’avons pas compris que la tête chauve du curé joue,  au pied de ce Calvaire virtuel, le rôle du crânequi  signale la colline du Golgotha.

Enfin nous avons vu le manteau rouge qui couvre, comme dans la réalité,   les épaules du condamné : mais nous n’avons pas reconnu sa couleur rouge…

 

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Ecce Homo
Antonio Ciseri, 1871, Gallerie d’Art moderne, Florence

Cliquer pour agrandir



Toutes ces références  placent clairement le tableau dans la droite ligne de cette tradition iconographique où un homme qui va mourir est exhibé devant des spectateurs.

L’Expiation de Friant, c’est un Ecce homo combiné avec une Montée en Croix.

Ainsi le tableau cherche à déclencher  une série d’identifications :

le spectateur devient  le condamné qui devient la victime qui devient l’agneauqui devient le Christ.

Friant ne se comporte pas ici en bouffeur de curé ou en crypto-anarchiste, mais en  judoka qui se sert de la force des corps constitués  pour  défendre le parti adverse : celui  des corps décapités.

 
 

 

 
 

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