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Воскресенье, 22 Августа 2004 г. 07:26 (ссылка)
Charles Aznavour
Ça passe
Paroles: Charles Aznavour. Musique: Georges Garvarentz 1980
© 1980 - Editions Franch Music
note: extrait du film "To scare, to scream"
Ça passe
Un jour ce mal disparaîtra
Ça passe
Mon cœur peu à peu oubliera
La garce
Qui m'a joué
La farce
La comédie d'aimer
La parodie d'aimer
Ça passe
Viendra l'heure où ne tenant plus
En place
Je remonterai tout ému
La pente
Pour arracher
Vivante
De mes pensées
L'absente
Ça passe
Je connaîtrai d'autres saisons
Vivaces
Réapprendrai d'autres chanson
Et même
Mes lèvres à nouveau rediront
Je t'aime je t'aime
Ça passe
Au fil du temps le feu brûlant
Se tasse
Un amour meurt, un autre prend
Sa place
Qui d'un revers de main cassant
Le chasse, l'efface
Ça passe
Et blême
Mes lèvres à nouveau rediront
Je t'aime, je t'aime
Charles Aznavour
Je fantasme
Paroles: Robert Beauvais. Musique: Charles Aznavour 1980
Dans le contexte hypersexué
De notre convivialité
Mon voyeurisme instinctuel
T'offre un statut préférentiel
Car le pouvoir érectogène
De tes milles zones érogènes
A un effet désaliénant
Sur mes blocages pertubants
Je fantasme
Érotiquement, névrotiquement
Je fantasme
Hormonalement, traumatiquement
Je fantasme
Schyzophréniquement
En psychodrames paroxystiques
A dominante phallocratique
Ou en saga sado-maso
S'objective ma libido
Tes spasmes maximalisés
Confèrent sa spécificité
A la dialectique génitale
De nos conjonctions coïtales
Je fantasme
Érotiquement, névrotiquement
Je fantasme
Hormonalement, traumatiquement
Je fantasme
Schyzophréniquement
Mais ce schéma relationnel
Reste au niveau conceptuel
Et n'est jamais qu'un substitut
Par rapport aux données vécues
Et chaque fois que je m'éxonère
Sur quelques fixations mammaires
Que je tenais pour motivantes
C'est l'incomplétude frustrante
Car je t'aime
Possessivement, fanatiquement
Car je t'aime
Romantiquement, pathétiquement
Car je t'aime
Obsessionnellement
Je fantasme
Romantiquement, pathétiquement
Et je t'aime
Hormonalement, traumatiquement
Je fantasme
Obsessionnellement
Car je t'aime
Hormonalement, traumatiquement
Et fantasme
Romantiquement, pathétiquement
Et je t'aime
Schyzophréniquement
Michel Polnareff
Grand maman
Il y avait, du temps de grand-maman,
Des fleurs qui poussaient dans son jardin.
Le temps a passé. Seules restent les pensées
Et dans tes mains ne reste plus rien.
Qui a tué grand maman ?
Est-ce le temps ou les hommes
Qui n'ont plus le temps de passer le temps ?
La la la...
Il y avait, du temps de grand-maman,
Du silence à écouter,
Des branches sur des arbres, des feuilles sur des arbres,
Des oiseaux sur les feuilles et qui chantaient.
Qui a tué grand maman ?
Est-ce le temps ou les hommes
Qui n'ont plus le temps de passer le temps ?
La la la...
Le bulldozer a tué grand-maman
Et changé ses fleurs en marteaux-piqueurs.
Les oiseaux, pour chanter, ne trouvent que des chantiers.
Est-ce pour cela que l'on vous pleure ?
Qui a tué grand maman ?
Est-ce le temps ou les hommes
Qui n'ont plus le temps de passer le temps ?
La la la...
Yves Montand
Dans les plaines du far-west
Dans les plaines du Far-West, quand vient la nuit,
Les cow-boys, dans leur bivouac, sont réunis.
Près du feu, sous le ciel de l'Arizona,
C'est la fête aux accords d'un harmonica.
Et leurs chants, que répètent les échos,
Syncopés par le rythme d'un banjo.
Dans les plaines du Far-West quand vient la nuit,
Les cow-boys, dans leur bivouac, sont réunis.
Dans les plaines du Far-West, quand vient la nuit,
Les cow-boys, dans leur bivouac, sont réunis.
Près du feu, sous le ciel de l'Arizona,
C'est la fête aux accords d'un harmonica.
Et leurs chants, que répètent les échos,
Syncopés par le rythme d'un banjo.
Dans les plaines du Far-West quand vient la nuit,
Les cow-boys, dans leur bivouac, sont endormis.
Yves Montand
La bicyclette
Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette
On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette
Faut dire qu'elle y mettait du cœur
C'était la fille du facteur
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
A bicyclette
Quand on approchait la rivière
On déposait dans les fougères
Nos bicyclettes
Puis on se roulait dans les champs
Faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons
Et de rainettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents
Le cœur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec Paulette
Prendre furtivement sa main
Oublier un peu les copains
La bicyclette
On se disait c'est pour demain
J'oserai, j'oserai demain
Quand on ira sur les chemins
A bicyclette
Les grands boulevards
Paroles: Jacques Plante. Musique: Traditionnel russe, Argt: Léo Poll
J'aime flâner sur les grands boulevards
Y a tant de choses, tant de choses
Tant de choses à voir
On n'a qu'à choisir au hasard
On s'fait des ampoules
A zigzaguer parmi la foule
J'aime les baraques et les bazars
Les étalages, les loteries
Et les camelots bavards
Qui vous débitent leurs bobards
Ça fait passer l'temps
Et l'on oublie son cafard
Je ne suis pas riche à million
Je suis tourneur chez Citroën
J'peux pas me payer des distractions
Tous les jours de la semaine
Aussi moi, j'ai mes petites manies
Qui me font plaisir et ne coûtent rien
Ainsi, dès le travail fini
Je file entre la porte Saint-Denis
Et le boulevard des Italiens
J'aime flâner sur les grands boulevards
Y a tant de choses, tant de choses
Tant de choses à voir
On y voit des grands jours d'espoir
Des jours de colère
Qui font sortir le populaire
Là vibre le cœur de Paris
Toujours ardent, parfois frondeur
Avec ses chants, ses cris
Et de jolis moments d'histoire
Sont écrits partout le long
De nos grands boulevards
J'aime flâner sur les grands boulevards
Les soirs d'été quand tout le monde
Aime bien se coucher tard
On a des chances d'apercevoir
Deux yeux angéliques
Que l'ont suit jusqu'à République
Puis je retrouve mon petit hôtel
Ma chambre où la fenêtre donne
Sur un coin de ciel
D'où me parviennent comme un appel
Toutes les rumeurs, toutes les lueurs
Du monde enchanteur
Des grands boulevards
Moi j'm'en fous
Paroles: André Hornez. Musique: Norbert Glanzberg 1946
Moi j'm'en fous je m'en contre-fous
Avec mon destin je vais bras-d'ssus bras-d'ssous
Je sais bien qu'j'n'ai pas un radis
Mais ça m'est égal l'bonheur me fait crédit
Aussitôt qu'un' chos' m'embarrasse
J'esquisse un sourire je salue et je passe
J'n'envie pas ceux qui ont des sous
Je n'suis pas jaloux moi je m'en fous
Entendez-vous ce va-et-vient ici bas
La vie c'est un' foire où chacun se débat
Où tous les gens courent sans trêve
A la recherch' d'un peu d'rêve
Pour oublier d'où l'on vient et où l'on va
Et pour ne pas trébucher à chaque pas
Il faut se dire que la vie oui
Ce n'est qu'une plaisanterie
Moi j'men fous je m'en contre-fous
Et beul bê.tididi dididi dididi dii
Les étoiles me font les yeux doux
Car le ciel là haut c'est à moi comme à vous
Je n'vais pas où tout l'monde se rue
Mais j'aime les chansons qu'on chante au coin d'ma rue
Je n'ai rien et pourtant j'ai tout
Je suis mon chemin et je m'en fous
Tout les matins quand j' sors du lit
Je mets un disque de Count Basie
Il ne m'en faut pas d'avantage
Pour m'enlever tous mes soucis
Juste un p'tit disque de Count Basie
En prenant mon café au lit
J'écoute un disque de Count Basie
Et ça me donne du courage
Je me sens comme au paradis
Avec un disque de Count Basie
Juste un p'tit disque de Count Basie
Un bon p'tit disque de Count Basie
Basie ! Basie ! Oui !
Faire des ronds dans l'eau
2000 "Chambre avec vue"
Ça fait des siècles que j'attends
Sous le paravent
Le vent du désert m'allonger
M'allonger sous le paravent
Sous le sable blanc
Tout près de la mer à côté
Un palais un palace
Pour voir le temps qui passe
Je ne suis pas sur la photo
Je suis au bord de l'eau
Etre en vie n'est pas assez ni trop
Je sais c'est rien mais je préfère
La seule chose que j'sais faire
Des ronds dans l'eau
Les herbes folles et la rivière
Les plages du Finistère
Et la mer
Ça fait des siècles que j'entends
Les pas de passants
L'eau de la fontaine et la pluie
La pluie qui tombe sur les passants
Et sur le paravent
Tout près de la Seine à l'abri
Un palais un palace
Quand on oublie, hélas
Je n'ai pas vu le temps passer
Les soleils se coucher
Etre en vie n'est jamais trop ni assez
Je sais c'est rien mais je préfère
La seule chose que j'sais faire
Des ronds dans l'eau
Les herbes folles et la rivière
Les plages du Finistère
Et la mer...
Oh...
Il fait dimanche
2000 "Chambre avec vue"
Il fait dimanche quand tu souris
Et par les persiennes baissées
Un rayon de soleil rougit
Les murs de notre nid douillet
Il fait dimanche au bord de l'eau
Vin blanc glacé sous les glycines
Quand sur ta bouche reviennent les mots
Ces premiers mots que l'on devine
Il fait dimanche et tous les jours...
A chaque fois que tu souris
C'est la revanche de l'amour
Sur le temps qui passe sans bruit
Il fait dimanche à Marrakech
Dans l'ombre d'une de ses ruelles
Quand je vole sur tes lèvres fraîches
Le sucré des cornes de gazelle
Il fait dimanche et tous les jours...
A chaque fois que tu souris
C'est la revanche de l'amour
Sur le temps qui passe sans bruit
Il fait dimanche en bord de mer
Quand je compte en grains tes baisers
Même le plus grand des déserts
N'emplirait pas mon sablier
Il fait dimanche et tous les jours...
A chaque fois que tu souris
C'est la revanche de l'amour
Sur le temps qui passe sans bruit
J'ai vu
2000 "Chambre avec vue"
J'ai lu
Tant de mers tant de rivages
Tant de ciel de paysages
J'ai vu
Tant d'escales et tant de ports
J'ai pu
Me chauffer au creux des îles
Me cacher au fond des villes
J'ai pu marcher sur des sables d'or
J'ai vu des matins
De joies de chagrins
De rires et d'envies
De peines et de bonheur dans ma vie
J'ai cru
Etre au bout de l'aventure
Mais mon cœur lui me murmure
Qu'il y a tant de rêves à vivre encore
J'ai cru
Etre au bout de l'aventure
Mais mon cœur lui me murmure
Qu'il y a tant de rêves à vivre encore.
Jazz Méditerranée
2000 "Chambre avec vue"
Jazz méditerranée
Tous les flonfons, les airs démodés
Une orange pressée
Jazz Méditerranée
Il fait trop froid pour aller nager
Pour te faire danser
Dehors, la nuit nous jette un sort
On voit l'étoile du Nord
Tu fais un vœu
Des sanglots dans les yeux
Et la croisière c'est fou
Ne s'amuse plus du tout
Jazz Méditerranée
Un courant d'air sur ton décolleté
Sur ta peau de fée
Jazz Méditerranée
Une dernière valse, un dernier baiser
Avant d'arriver
Au port, la nuit regrette encore
On voit le sémaphore
Tu fais un vœu
Je te fais mes adieux
Et la croisière c'est fou
Ne s'amuse plus du tout
Au port, la nuit regrette encore
On voit le sémaphore
Tu fais un vœu
Je te fais mes adieux
Et la croisière c'est fou
Ne s'amuse plus du tout
Jazz Méditerranée
Henri Salvador
L'abeille et le papillon
Paroles: Maurice Pon. Musique: Henri Salvador "Chansons Douces (1989)"
Une abeille un jour de printemps
Voletait, voletait gaiement
Sur la rose bruyère en fleur
Dont si douce est l'odeur
Au pied de la bruyère en fleur
Une pauvre chenille en pleur
Regardait voler dans le ciel
La petite et son miel
Et la pauvre chenille en sanglots
Lui disait "Je vous aime"
Mais l'abeille là-haut, tout là-haut
N'entendait pas un mot
Cependant que les jours passaient
La chenille toujours pleurait
Et l'abeille volait gaiement
Dans le ciel du printemps
Après avoir pleuré jusqu'à la nuit
Notre chenille s'endormit
Mais le soleil de ses rayons
Vint éveiller un papillon
Et sur une bruyère en fleur
Notre abeille a donné son cœur
Tandis que chantaient les grillons,
Au petit papillon
Par les bois, les champs et les jardins
Se frôlant de leurs ailes
Ils butinent la rose et le thym
Dans l'air frais du matin
Ma petite histoire est finie
Elle montre que dans la vie
Quand on est guidé par l'amour,
On triomphe toujours
On triomphe toujours
On triomphe toujours.
Ma chansonnette
J'connais un vieux mendigot
Qui chantonn' gaîment
En ramassant ses mégots
Tout le long de l'an
Un p'tit air joyeux
Qui rend heureux
Ma chansonnette
Ell' consol' les gens
Qu'ont pas d'argent
Ma chansonnette
Quand sans y penser
Vous sifflotez
Ma chansonnette
Ça vous donne l'envie
D'rir' tout' la vie
Et d'oublier vos soucis
Si les percepteurs
Chantaient en chœur
Ma chansonnette
On s'rait tous d'accord
Sans l'moindre effort
C'est pas si bête
Plus de guerr's idiotes
Et plus de frontières
Le bonheur à part entière
Si l'monde apprenait
A fredonner
Ma chansonnette...
Mademoiselle
2000 "Chambre avec vue"
Mademoiselle
Qui passez sans souci
Dans vos rêves
Bien plus bleus que la vie
J'irais même
Vous chanter sous la pluie
Tant vos rêves
Font le jour de mes nuits
Mademoiselle
Tout cela n'est qu'un jeu
Je vous aime
N'y voyez que du feu
Le plus beau jour
Est celui d'aujourd'hui
Tous les toujours
Ne riment qu'avec ennui
Mademoiselle
Qui passez sans souci
Dans vos rêves
Bien plus bleus que la vie
J'irais même
Vous chanter sous la pluie
Tant vos rêves
Font le jour de mes nuits
Mademoiselle
Tout cela n'est qu'un jeu
Je vous aime
N'y voyez que du feu
Le plus beau jour
Est celui d'aujourd'hui
Tous les toujours
Ne riment qu'avec ennui
Oh ! Tous les toujours
Ne riment qu'avec ennui...
Oh ! Tous les toujours
Ne riment qu'avec ennui...
Un tour de manège
2000 "Chambre avec vue"
Je veux une grande parade
Un défilé de chars
Des serpentins, des fleurs
Du bruit, une fanfare
Je veux une mascarade
Un verre et un cigare
Nous deux, un tango à trois temps
Je veux, encore une fois seulement
Un tour de manège
Des feux de joie avant qu'il neige
Des phares, des lumières
De toi et moi avant l'hiver
Je veux une grande parade
Une retraite aux flambeaux
Des majorettes, une fontaine
Je veux un drapeau
Une petite mascarade
Un carnaval à Bornéo
Nous deux, un tango à trois temps
Je veux, encore une fois seulement
Un tour de manège
Des feux de joies avant qu'il neige
Des phares, des lumières
De toi et moi avant l'hiver
Des feux de joies avant qu'il neige
Des phares, des lumières
De toi et moi avant l'hiver
Vagabond
2000 "Chambre avec vue"
Je suis né sous un ciel de traîne
Entre Hambourg et Cuba
Depuis je me promène
Sur mon nuage à moi
Là où le vent me mène
J'ai entendu tant de sirènes chanter ici et là
Que j'ai eu de la peine
A filer toujours droit
Que j'ai eu de la peine
Tous les vagabonds vagabondent
Et croisent un jour leur chance
La terre n'est pas si ronde
Tous les vagabonds vagabondent
Abondent dans mon sens
Sur la même d'ondes
Je me suis mis en quarantaine
Déjà au moins deux fois
Loin des soirées mondaines
Qui filent à la coda
Pour jouer les mêmes rengaines
Les chansons les plus bohémiennes
Obéissent à ma voix
Quand je caresse l'ébène
De mon vieux piano droit
Qui veut quitter la scène
Tous les vagabonds vagabondent
Et croisent un jour leur chance
La terre n'est pas si ronde
Tous les vagabonds vagabondent
Abondent dans mon sens
Sur la même d'ondes
Je suis né sous un ciel de traîne
Le jour pointait pour moi
Et l'été, quelle veine
M'a appris ce jour-là
A filer à l'indienne...
Charles Trenet
Douce France
Paroles: Charles Trenet. Musique: Léo Chauliac 1943
1. Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j'étais écolier
Sur le chemin de l'école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d'autrefois
{Refrain:}
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t'aime
Et je te donne ce poème
Oui je t'aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur
2. J'ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d'autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison.
{au Refrain}
Je chante
Paroles et Musique: Charles Trenet 1937
Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l'eau
Je couche
Sur l'herbe tendre des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j'ai tout et j'ai rien
Je chante sur mon chemin
Je suis heureux et libre enfin.
Les nymphes
Divinités de la nuit,
Les nymphes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous.
Je sonne
Chez la comtesse à midi :
Personne,
Elle est partie,
Elle n'a laissé qu'un peu d'riz pour moi
Me dit un laquais chinois
Je chante
Mais la faim qui m'affaiblit
Tourmente
Mon appétit.
Je tombe soudain au creux d'un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
"Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes,
Je tends la main.
Pitié, j'ai faim, je voudrais manger,
Je suis léger... léger..."
Au poste,
D'autres moustaches m'ont dit,
Au poste,
"Ah ! mon ami,
C'est vous le chanteur vagabond ?
On va vous enfermer... oui, votre compte est bon."
Ficelle,
Tu m'as sauvé de la vie,
Ficelle,
Sois donc bénie
Car, grâce à toi j'ai rendu l'esprit,
Je me suis pendu cette nuit... et depuis...
Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante
Sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
Je couche,
Parmi les fleurs des talus,
Les mouches
Ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j'ai plus faim,
Heureux, et libre enfin !
Le soleil et la lune
Paroles et Musique: Charles Trenet 1939
1. Sur le toit de l'hôtel où je vis avec toi
Quand j'attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chat tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s'ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà...
{Refrain:}
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...
2. Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C'est alors que docteurs savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en chœur
{Refrain}
3. Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s'enfuit à l'appel de bien des rendez-vous
Il s'efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu'il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s'en va n'importe où
Cherchez-le il est un peu partout...
Route Nationale 7
Paroles et Musique: Charles Trenet 1955
© 1955 Editions Raoul Breton
De toutes les routes de France d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi
Nationale Sept
Il faut la prendre qu'on aille à Rome à Sète
Que l'on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C'est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et la Provence
Qui fait d'Paris un p'tit faubourg d'Valence
Et la banlieue d'Saint-Paul de Vence
Le ciel d'été
Remplit nos cœur de sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l'malheur des grandes cités
Tout excitées
On chante, on fête
Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
L'amour joyeux est là qui fait risette
On est heureux Nationale 7
L'Italien
Paroles: Jean-Loup Dabadie. Musique: François Bernheim
C'est moi, c'est l'Italien
Est-ce qu'il y a quelqu'un
Est-ce qu'il y a quelqu'une
D'ici j'entends le chien
Et si tu n'es pas morte
Ouvre-moi sans rancune
Je rentre un peu tard je sais
18 ans de retard c'est vrai
Mais j'ai trouvé mes allumettes
Dans une rue du Massachussetts
Il est fatiguant le voyage
Pour un enfant de mon âge
Ouvre-moi, ouvre-moi la porte
Io non ne posso proprio più
Se ci sei, aprimi la porta
Non sai come è stato laggiù
Je reviens au logis
J'ai fais tous les métiers
Voleur, équilibriste
Maréchal des logis
Comédien, braconnier
Empereur et pianiste
J'ai connu des femmes, oui mais
Je joue bien mal aux dames, tu sais
Du temps que j'étais chercheur d'or
Elles m'ont tout pris, j'en pleure encore
Là-dessus le temps est passé
Quand j'avais le dos tourné
Ouvre-moi, ouvre-moi la porte
Io non ne posso proprio più
Se ci sei, aprimi la porta
Diro come è stato laggiù
C'est moi, c'est l'Italien
Je reviens de si loin
La route était mauvaise
Et tant d'années après
Tant de chagrins après
Je rêve d'une chaise
Ouvre, tu es là, je sais
Je suis tellement las, tu sais
Il ne me reste qu'une chance
C'est que tu n'aies pas eu ta chance
Mais ce n'est plus le même chien
Et la lumière s'éteint
Ouvrez-moi, ouvrez une porte
Io non ne posso proprio più
Se ci siete, aprite una porta
Diro come è stato laggiù
Votre fille a vingt ans
Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis
Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double
Vous connaissiez déjà tout ce qu'elle découvre
Vous avez oublié les choses qui la troublent
Madame, et vous troublaient aussi
On la trouvait jolie et voici qu'elle est belle
Pour un individu presque aussi jeune qu'elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
Madame, vous aviez embelli
Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
Il y a bien longtemps qu'on vous a mise en gerbes
Madame, le printemps vous oublie
Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable
Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
De plaisir et d'amour ils se rendent coupables
Madame, au creux du même lit
Mais coupables jamais n'ont eu tant d'innocence
Aussi peu de regrets et tant d'insouciance
Qu'ils ne demandent même pas votre indulgence
Madame, pour leurs tendres délits
Jusqu'au jour où peut-être à la première larme
A la première peine d'amour et de femme
Il ne tiendra qu'à vous de sourire Madame
Madame, pour qu'elle vous sourie...
Jean-Jacques Goldman
Comme toi
Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
À côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie
Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoires et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Serge Gainsbourg& Charlotte Gainsbourg
Lemon incest
Inceste de citron
Lemon incest
Je t'aime t'aime je t'aime plus que tout
Papapappa
Naïve comme une toile du Nierdoi Sseaurou
Tes baisers sont si doux
Inceste de citron
Lemon incest
Je t'aime t'aime je t'aime plus que tout
Papapappa
L'amour que nous n'f'rons jamais ensemble
Est le plus beau le plus violent
Le plus pur le plus enivrant
Exquise esquisse
Délicieuse enfant
Ma chair et mon sang
Oh mon bébé mon âme
L'amour que nous n'f'rons jamais ensemble
Est le plus beau le plus violent
Le plus pur le plus enivrant
Exquise esquisse
Délicieuse enfant
Ma chair et mon sang
Oh mon bébé mon âme
Inceste de citron
Lemon incest
Je t'aime t'aime je t'aime plus que tout
Papapappa
Boris Vian
Le déserteur
Paroles: Boris Vian. Musique: Harold Berg 1954
autres interprètes: Serge Reggiani, Richard Anthony, Claude Vinci
note: voir aussi la version par Mouloudji
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer
Cinematographe
Quand j'avais six ans
La première fois
Que papa m'emm'na au cinéma
Moi je trouvais ça
Plus palpitant que n'importe quoi
Y avait sur l'écran
Des drôl's de gars
Des moustachus
Des fiers à bras
Des qui s'entretuent
Chaqu' fois qu'i trouvent
Un cheveu dans l'plat
Un piano jouait des choses d'atmosphère
Guillaum' Tell ou l'grand air du Trouvère
Et tout le public
En frémissant
S'passionnait pour ces braves gens
Ça coûtait pas cher
On en avait pour ses trois francs
Belle, belle, belle, belle, comm' le jour
Blonde, blonde, blonde, blonde, comm' l'amour
Un rêve est passé sur l'écran
Et dans la salle obscurément
Les mains se cherchent, les mains se trouv'nt
Timidement
Gare, gare, gare, gare, la revoilà
Et dans la salle plus d'un cœur bat
La voiture où elle se croit en sûr'té
Vient de s'écraser par terre
Avec un essieu cassé
Le bandit va pouvoir mettr' la main
Sur le fric, c'est tragique
Non d'un chien
C'est fini, tout s'allume
A mercredi prochain
Maintenant ce n'est
Plus mon papa
Qui m'accompagne au cinéma
Car il plante ses choux
Là-bas pas loin de Saint Cucufa
Mais j'ai rencontré
Un Attila
Un moustachu un type comme ça
Il ador' aller le mercredi
Dans les cinémas
Bien sûr c'est dev'nu l'cinémascope
Mais ça r'mue toujours et ça galope
Et ça reste encor' comme autrefois
Rempli d'cov'boill's sans foi ni loi
Et de justiciers qui vienn'nt fourrer
Leur grand pied dans l'plat
Gare, gare, gare, gare, Gary Cooper
S'approche du ravin d'enfer
Fais attention pauvre crétin
Car Alan Ladd n'est pas très loin
A cinq cents mètres il log' un' balle
Dans un croûton d'pain
Gare, gare, gare, gare, pendant c'temps-là
Je sens qui m'serr' dans son grand bras
Le fauteuil où je m'croyais en sûr'té
N'empêche pas cett' brut' d'essayer
De m'embrasser
J'ai pas vu si Gary s'rait gagnant
Mais comm' c'est l'cinéma permanent
Mon chéri rappell' toi on est resté un an
Et on a eu beaucoup d'enfants
J'suis snob
J'suis snob... J'suis snob
C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
Ça demande des mois d'turbin
C'est une vie de galérien
Mais lorsque je sors à son bras
Je suis fier du résultat
J'suis snob... Foutrement snob
Tous mes amis le sont
On est snobs et c'est bon
Chemises d'organdi, chaussures de zébu
Cravate d'Italie et méchant complet vermoulu
Un rubis au doigt... de pied, pas çui-là
Les ongles tout noirs et un tres joli p'tit mouchoir
J'vais au cinéma voir des films suédois
Et j'entre au bistro pour boire du whisky à gogo
J'ai pas mal au foie, personne fait plus ça
J'ai un ulcère, c'est moins banal et plus cher
J'suis snob... J'suis snob
J'm'appelle Patrick, mais on dit Bob
Je fais du ch'val tous les matins
Car j'ador' l'odeur du crottin
Je ne fréquente que des baronnes
Aux noms comme des trombones
J'suis snob... Excessivement snob
Et quand j'parle d'amour
C'est tout nu dans la cour
On se réunit avec les amis
Tous les vendredis, pour faire des snobisme-parties
Il y a du coca, on deteste ça
Et du camembert qu'on mange à la petite cuiller
Mon appartement est vraiment charmant
J'me chauffe au diamant, on n'peut rien rêver d'plus fumant
J'avais la télé, mais ça m'ennuyait
Je l'ai r'tournée... d'l'aut' côté c'est passionnant
J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!
Je bois
Je bois
Systématiquement
Pour oublier les amis de ma femme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier tous mes emmerdements
Je bois
N'importe quel jaja
Pourvu qu'il fasse ses douze degrés cinque
Je bois
La pire des vinasses
C'est dégueulasse, mais ça fait passer l'temps
La vie est-elle tell'ment marrante
La vie est-elle tell'ment vivante
Je pose ces deux questions
La vie vaut-elle d'être vécue
L'amour vaut-il qu'on soit cocu
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond... et
Je bois
Systématiquement
Pour oublier le prochain jour du terme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier que je n'ai plus vingt ans
Je bois
Dès que j'ai des loisirs
Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule
Je bois
Sans y prendre plaisir
Pour pas me dire qu'il faudrait en finir...
On n'est pas là pour se faire engueuler
Un beau matin de juillet, le réveil
A sonne dès le lever du soleil
Et j'ai dit à ma poupée: faut te s'couer
C'est aujourd'hui qu'il passe
On arrive sur le boulevard sans retard
Pour voir défiler le roi d'Zanzibar
Mais sur-le-champ on est r'foulés par les agents
Alors j'ai dit
On n'est pas là pour se faire engueuler
On est là pour voir le défilé
On n'est pas là pour se faire piétiner
On est là pour voir le défilé
Si tout le monde était resté chez soi
Ça f'rait du tort à la République
Laissez-nous donc qu'on le regarde
Sinon plus tard quand la reine reviendra
Ma parole, nous on r'viendra pas
L'jour de la fête à Julot, mon poteau
Je l'ai invité dans un p'tit bistro
Où l'on sert un beaujolais vrai de vrai
Un nectar de première
On est sorti très à l'aise et voilà
Que j'ai eu l'idée de l'ram'ner chez moi
Mais j'ai compris devant l'rouleau à pâtisserie
Alors j'ai dit
On n'est pas là pour se faire engueuler
On est venu pour faire une tite belote
On n'est pas là pour se faire assommer
On est là pour la fête à mon pote
Si tout le monde restait toujours tout seul
Ça serait d'une tristesse pas croyable
Ouvre ta porte et sors des verres
Ne t'obstine pas ou sans ça l'prochain coup
Ma parole, j'rentre plus du tout
Ma femme a cogné si dur cett' fois-là
Qu'on a trépassé l'soir même et voilà
Qu'on se r'trouve au paradis vers minuit
Devant Monsieur Saint Pierre
Il y avait quelques élus qui rentraient
Mais sitôt que l'on s'approche du guichet
On est r'foulés et Saint Pierre se met à râler
Alors j'ai dit
On n'est pas là pour se faire engueuler
On est v'nus essayer l'auréole
On n'est pas là pour se faire renvoyer
On est morts, il est temps qu'on rigole
Si vous jetez les ivrognes à la porte
Il doit pas vous rester beaucoup d'monde
Portez-vous bien, mais nous on s'barre
Et puis on est descendus chez Satan
Et là-bas c'etait épatant!...
C'qui prouve qu'en protestant quand il est encore temps
On peut finir par obtenir des ménagements!...
William Sheller
Un homme heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien à dire
Y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines
Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Et l'ami mets ton habit de fête
Ton cœur de paillettes
Et ton regard heureux
Ce soir je t'emmène
On va faire la fête
Tous les deux
La fête charnelle
Avec les plus belles
J'ai gagné le gros lot
Ce soir c'est la vie de château
Femme, femme, femme, fais-nous voir le ciel
Femme, femme, femme, fais-nous du soleil
Femme, femme, femme, rends-nous les ballons
Les ballons rouges et ronds de notre enfance
Femme, femme, femme, fais-nous voir l'amour
Femme, femme, femme, sous son meilleur jour
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, boum
Et l'ami ce soir c'est la bourrasque
Je t'achète un masque
Et une chemise en soie
Ce soir je t'emmène
Sors tes grands je t'aime
De galas
Paris s'illumine
Comme une vitrine
De Trenet, de Chevalier
Ce soir on est les héritiers
Femme, femme, femme, n'aie pas peur de nous
Femme, femme, femme, on n'est pas voyous
Femme, femme, femme, choisis ton endroit
Nous, on s'y connaît pas, on t'fait confiance
Femme, femme, femme, on n'est qu'deux amis
Femme, femme, femme, qui s'payent un sam'di
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, boum
Femme, femme, femme, fais-nous robe du soir
Femme, femme, femme, champagne et caviar
Femme, femme, femme, ce soir c'est férié
On n'va pas regarder à la dépense
Femme, femme, femme, fais-nous confetti
Alcazar et tutti quanti
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, boum
Femme, femme, femme, fais-nous marengo
Luna-parc et Monte-Carlo
Femme, femme, femme, fais-nous genre Zizi
Au casino de Paris quand elle danse
Femme, femme, femme, fais-nous langoureux
Du spécial et du larmes aux yeux
Femme, femme, femme, fais-nous in the room
Du Prosper youpla, youpla, youpla, youpla, youpla, youpla, boum
Les p'tites femmes de Pigalle
Musique: Y.Gilbert
Un voyou m'a volé la femme de ma vie
Il m'a déshonoré, me disent mes amis
Mais j'm'en fous pas mal aujourd'hui
Mais j'm'en fous pas mal. car depuis
Chaque nuit
Je m'en vais voir les p'tites femmes de Pigalle
Toutes les nuits j'effeuille les fleurs du mal
Je mets mas mains partout, je suis somme un bambin
J'm'aperçois qu'en amour je n'y connaissais rien
Je m'en vais voir les p'tites femmes de Pigalle
J'étais fourmi et je deviens cigale
Et j'suis content, j'suis content, j'suis content
J'suis content, j'suis cocu mais content
Un voyou s'est vautré dans mon lit conjugal
Il m'a couvert de boue, d'opprobre et de scandale
Mais j'm'en fous pas mal aujourd'hui
Mais j'm'en fous pas mal, car depuis
Grâce à lui
Je m'en vais voir les p'tites femmes de Pigalle
Tous les maqu'reaux du coin me rincent la dalle
J'm'aperçois qu'en amour je n'valais pas un sou
Mais grâce à leurs p'tits cours je vais apprendre tout
Je m'en vais voir les p'tites femmes de Pigalle
Tous les marins m'appelent l'amiral
Et j'suis content, j'suis content, j'suis content
J'suis content, j'suis cocu mais content
Je m'en vais voir les p'tites femmes de Pigalle
Dans toutes les gares j'attend des filles de salle
Je fais tous les endroits que l'église condamne
Même qu'un soir par hasard j'y ai retrouvé ma femme
Je m'en vais voir les p'tites femmes de Pigalle
C'est mon péché, ma drogue, mon gardénal
Et j'suis content, j'suis content, j'suis content
J'suis content, j'suis cocu mais content
(Il s'en va voir les p'tites femmes de Pigalle)
(Dans toutes les gares il attend des filles de salle)
(Il fait tous les endroits que l'église condamne)
(Même qu'un soir par hasard il y a retrouvé sa femme)
(Il s'en va voir les p'tites femmes de Pigalle)
(C'est son péché, sa drogue, son gardénal)