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Les syndicats ont vendu les travailleurs comme on vend une marchandise.

Суббота, 13 Декабря 2014 г. 15:44 + в цитатник

Les syndicats représentent une des castes protectrices de la ligne économique du gouvernement et de la finance apatride. Achetés à coups de millions d'euros, ou d'avantages en nature tels que les appartements de fonction, les voitures avec chauffeur, ou les vacances familiales dans des châteaux, ils savent calmer les ardeurs de leurs militants spoliés de leurs outils de travail qui eux iront pointer à Pôle Emploi dans des régions industriellement désertifiées. Leur but n'étant aucunement d'assurer la pérennité des entreprises lors de crises, mais juste d'obtenir une main d'oeuvre moins chère. Les révélations du Canard enchaîné sur la rénovation de l'appartement de fonction de Thierry Lepaon embarrassent la CGT, qui a lancé mercredi une enquête interne, et fragilisent son numéro un, qui peine à s'imposer depuis son élection en mars 2013. Selon l'hebdomadaire satirique, les travaux pour cet appartement de 120 m2 ont coûté 130 000 euros à la CGT, mais le devis initial était encore plus élevé (150 000 euros). Le numéro un de la CGT aurait renoncé à quelques dépenses comme l'installation d'un home cinéma ou d'une cave à vins. Le loyer de cet appartement, situé le long du bois de Vincennes, près de Paris, est de 2 000 euros, selon Le Canard enchaîné (http://www.lepoint.fr/societe/la-couteuse-renovati...paon-28-10-2014-1876569_23.php). Des toilettes à 4453 euros. Avec devis faramineux, la petite entreprise artistique initialement spécialisée dans les peintures décoratives (pochoirs, fresques, faux bois) s'est donc adonnée à des activités beaucoup plus diversifiées: plomberie, électricité, maçonnerie... Un effort qui s'est vérifié sur les prix qu'elle a proposés à la CGT. Certains travaux se sont révélés exceptionnellement onéreux. Les toilettes qui ont été installées dans l'appartement de Thierry Lepaon en sont un parfait exemple: elles contiennent la bagatelle de... 4553 euros de fournitures, incluant 1397 euros pour une cuvette classique et 1595 euros de «lave-mains», écrit le Canard Enchaîné. Des détails qui accentuent encore davantage la pression sur le secrétaire général de la CGT, qui déclarait, pas plus tard que ce matin, qu'il a «découvert par la presse» le montant des travaux. Le trésorier de la CGT, Éric Lafont, a annoncé à l'AFP qu'il avait lancé une enquête interne, "car il s'agit vraisemblablement d'un document qui a été dérobé à l'intérieur de nos services", faisant référence au devis des travaux cité par l'hebdomadaire satirique. Dans un communiqué, la CGT a justifié ces dépenses, dont elle n'a pas contesté le montant, par la nécessité de "mettre à disposition un logement de fonction en région parisienne entièrement équipé" à Thierry Lepaon, qui vit en province. "Nous n'allions pas lui demander de payer un deuxième loyer pour travailler à Paris, alors qu'il habite déjà dans un HLM en Normandie", a ajouté Éric Lafont sur Europe 1. "Thierry Lepaon n'a pas un train de vie bling bling", a-t-il insisté par la suite sur i>Télé. À la mi-journée, Thierry Lepaon n'avait toujours pas réagi et les dirigeants cégétistes ne se pressaient pas pour défendre leur secrétaire général, déjà tancé par le Premier ministre. S'il a affirmé ne pas vouloir "accabler" Thierry Lepaon, Manuel Valls a prôné "l'exemplarité à tous les niveaux". Selon Bernard Vivier, directeur de l'Institut du travail, "cette affaire révèle des tensions internes fortes". Évoquant une boule puante, il a estimé auprès de l'AFP que "ce n'est pas en opérant des règlements de compte sur le dirigeant en place que la CGT va régler en interne le problème de fond, qui n'est pas celui de son dirigeant, mais celui de sa direction", à savoir, "vers où la CGT doit aller, quelle est la ligne qu'elle doit tenir?" Un spécialiste des relations sociales, qui préfère garder l'anonymat, estime de son côté que ces révélations risquent "de plonger encore un peu plus dans la consternation bon nombre de responsables" du syndicat. "Thierry Lepaon n'est pas arrivé avec la légitimité maximale" à la tête de la centrale, rappelle cet expert pour qui le secrétaire général "ne s'aide pas beaucoup lui-même" et "n'a pas beaucoup de charisme". Ancien chaudronnier entré dans la vie active à 17 ans et licencié deux fois pour son activité syndicale à la fin des années soixante-dix, Thierry Lepaon est arrivé à la tête de la confédération en mars 2013, après une longue crise de succession ouverte par le départ de Bernard Thibault, en poste depuis 1999. L'ex-ouvrier était à l'époque apparu comme un "candidat par défaut", alors que Bernard Thibault voulait imposer une femme à la tête de la CGT, contre le souhait de nombreux cadres ralliés à Éric Aubin. Dans un récent reportage diffusé sur France 5 dans l'émission C politique, Thierry Lepaon reconnaissait avoir eu du mal à se glisser dans le fauteuil de numéro un de la centrale. "Passer après Bernard Thibault, passer après Louis Viannet, passer après Henri Krasucki. Si je ne mesure pas le poids de l'histoire dans ces cas-là..." avait-il déclaré. Mais il avait laissé entendre que la page avait été tournée et dit pour la première fois ne pas exclure de se représenter en 2016 pour un nouveau mandat. Thierry Lepaon s'est fait connaître dans la lutte des salariés de Moulinex lorsqu'en 2001 le groupe électroménager a déposé son bilan, repris par son concurrent Seb.

C’est une nouvelle ligne de cotisations patronales qui va bientôt s’ajouter à nos fiches de paie grâce à la décision de Michel Sapin de faire participer les entreprises au fonctionnement des syndicats, à hauteur de 30 millions. Cette nouvelle décision honteuse en période de rigueur budgétaire (on coupe des postes dans des hôpitaux pour payer des retraites dorées à des Lepaon) a été prise par Michel Sapin, quand il était encore ministre du Travail, au nom de la «transparence» (puisqu’on vous dit qu’ils n’ont aucune limite!) (http://www.contre-info.com/sapin-de-noel-30-millio...-pour-les-syndicats#more-35850). Aujourd’hui, les différents syndicats Français ( CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC mais aussi le Medef et la CGPME) sont financés par l’argent de la formation professionnelle (déjà, une honte en soi quand on voit que chez nos voisins européens, où les syndicats sont vraiment représentatifs et utiles, ces derniers sont essentiellement financés par les cotisations de leurs adhérents). A partir du premier janvier prochain, une nouvelle cotisation patronale viendra participer au financement de ces syndicats. On a pas encore le nom de cet impôt supplémentaire (malgré les mensonges d’Hollande), mais on connait son taux: 0,014 %. Ce qui devrait apporter près de 32,6 millions d’euros pour engraisser ces syndicats qui «ne représentent plus qu’eux-mêmes», comme le dénonce Le Point en oubliant qu’ils représentent surtout les partis de gauche et d’extrême gauche. Cette «usine à gaz plus coûteuse que par le passé», selon Le Point devrait ainsi permettre aux syndicats qui comptent de moins en moins d’adhérents, de continuer à suivre leurs trains de vie faramineux malgré leur influence décroissante. Pas besoin de trouver des solutions pour aider les travailleurs puisque l’état payera quoi qu’il se passe nos bons vieux syndicalistes barbus. Michel Sapin l’a assuré: «il n’y aura pas de perdants». Pas parmi la clientèle PS certainement, mais chez les travailleurs du privé, vaches à lait de notre bon gouvernement, sans aucun doute!!!

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