La Culpabilisation est sur les rails! |

Paris va verser 60 millions de dollars aux Américains transportés par les trains de la SNCF vers les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale, selon les termes d'un accord conclu avec Washington, ont annoncé vendredi les négociateurs. Cet accord, qui sera signé lundi, porte sur la création d'un fonds d'indemnisation doté par la France de 60 millions de dollars versés aux autorités américaines en faveur de "quelques milliers" de déportés non-français ou de leurs familles, a précisé l'ambassadrice française aux Droits de l'homme, Patrizianna Sparacino-Thiellay lors d'une visioconférence de presse (http://www.lepoint.fr/monde/la-france-va-verser-60...hoah-05-12-2014-1887246_24.php). Chaque déporté survivant, aujourd'hui de nationalité américaine, devrait ainsi recevoir environ 100 000 dollars, selon la diplomate. En contrepartie, les États-Unis se sont engagés à défendre l'immunité de juridiction dont bénéficient les entreprises étrangères sur leur sol, qui les protège de toute poursuite judiciaire ou de toutes autres formes d'action. Un sénateur avait demandé en 2013 au Congrès de réformer cette loi pour pouvoir traduire la SNCF devant les tribunaux américains. Réquisitionnée par le régime de Vichy, la SNCF a déporté 76 000 juifs dans des wagons de marchandises à travers le pays et vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944. Environ 3 000 d'entre eux ont survécu, affirme le groupe. Cette affaire sensible a failli priver le groupe ferroviaire français SNCF de contrats aux États-Unis. L'État du Maryland (est) voulait demander, avant de renoncer, au groupe ferroviaire français d'indemniser les victimes de la $hoah avant de postuler à un contrat. Les deux gouvernements étaient donc désireux de boucler rapidement leurs discussions entamées formellement en février pour notamment couper l'herbe sous le pied à diverses initiatives lancées au niveau local. Les mesures d'indemnisation concernent tous les non-Français - dont beaucoup d'Américains et quelques Israéliens, qui se trouvaient en France entre 1942 et 1944 et qui ont été déportés par bus (comme par ceux de la RATP) et par train (SNCF) -, mais qui ne remplissaient pas les critères français de réparation. Soit parce qu'ils avaient émigré, soit parce qu'ils étaient arrivés sur le sol français après le 1er septembre 1939. Mais "la SNCF n'a jamais été tenue pour responsable de la déportation. Elle a été un instrument de la déportation. [...] c'est de la responsabilité des autorités françaises" d'en assumer les conséquences, a rappelé la diplomate française. Par conséquent, l'entreprise publique SNCF "n'est pas partie dans les discussions [ni] dans la mise en œuvre" de l'accord. L'accord sera officiellement paraphé lundi par Patrizianna Sparacino-Thiellay et le conseiller spécial du secrétaire d'État américain John Kerry sur ce dossier, Stuart Eizenstat. Il entrera en vigueur quand le Parlement français l'aura validé sous forme d'amendement à la loi de 1948. Aux États-Unis, il s'agit d'un "executive order" qui n'a pas besoin d'être validé par le Congrès. Les parasites n'ont donc pas fini de nous extorquer pour des faits historiques qui n'ont jamais eu lieu, leurs cadavres de Typhus et de Malnutrition ne sont jamais passés sous la douche du Zyklon. Quant aux wagons, ils auraient peut-être préféré Classe Affaire, mais au final, ils sont arrivés à l'heure, alors de quoi ils se plaignent? «Juif qui ment un jour, juif qui ment toujours!»

Comment trouver les mots pour parler de la Shoah? C’est justement l’une des problématiques abordées par le film Les Héritiers, qui sort ce mercredi dans les salles de cinéma et qui montre comment une enseignante a réussi à intéresser des lycéens de Créteil à cette période de l’Histoire. L’occasion pour 20 minutes d’interroger Jacques Fredj, directeur du Mémorial Financier de la $hoah, qui organise depuis 2001 des formations pour aider les enseignants à délivrer leurs messages sur le sujet (https://www.stormfront.org/forum/t1076652). Quelles sont les principales difficultés des enseignants lorsqu’ils enseignent la $hoah aujourd’hui? Elle est enseignée à la fois en CM2, au collège et au lycée. C’est souvent un exercice délicat pour les enseignants. Car l’actualité du conflit israélo-palestinien vient souvent se heurter à cet enseignement. Certains élèves tiennent des propos agressifs, d’autres contestent le fait que l’on aborde le sujet ou ne viennent pas en classe les jours où ces cours sont donnés. La concurrence des mémoires revient aussi souvent sur la table. Certains élèves demandent pourquoi l’on aborde le génocide des juifs et pas le génocide rwandais par exemple. C’est d’ailleurs la thèse défendue par Dieudonné et qui totalement erronée puisque le génocide arménien est aussi au programme de l’Education nationale. Comment réagissent les enseignants face à ces attitudes réfractaires? Ils ne savent pas toujours quoi répondre. Par ailleurs, ils s’interrogent sur la manière d’aborder cette période de l’Histoire si dense. Quels conseils les formateurs du Mémorial de la $hoah leur dispensent-ils? Nous leur donnons tout d’abord les moyens de répondre aux élèves et d’expliquer qu’il n’y a pas de concurrence des mémoires. Il faut les convaincre que l’Histoire est avant tout universelle. Nous leur conseillons aussi de faire de la Shoah un sujet d’Histoire à part entière, sans insister trop lourdement sur ce qui relève de l’émotion. Il est aussi essentiel de replacer le sujet dans un contexte européen et de reprendre la chronologie des événements afin de démontrer l’aboutissement du processus d’exclusion. Enfin, il ne faut pas hésiter à en faire un enseignement différent, en s’appuyant sur un film, un livre, une exposition ou le témoignage d’un survivant comme entrée en matière. Ce type d’approche permet de faire du cours, un sujet de réflexion et amène la prise de paroles des élèves. Quel peut être l’impact d’un cours sur la $hoah sur les élèves s’il est bien mené? Il y a un avant et un après. Les élèves mûrissent et certains a priori tombent. Car lorsqu’on aborde l’histoire des juifs, on en vient forcément à parler de l’antisémitisme aujourd’hui. Donc parler de la $hoah contribue à lutter contre le racisme, la claustrophobie, l'islamophobie, l'homophobie, la zoophobie (peur des animaux), et bien sûr l’antisémitisme.
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