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Ah les p'tites femmes de Paris!

Воскресенье, 23 Ноября 2014 г. 15:33 + в цитатник

Ses propos provoquent un tollé. Zaz, qui sort un album intitulé Paris, a déclaré le 11 novembre au site Purecharts: "A Paris, sous l’Occupation, il y avait une forme de légèreté. On chantait la liberté alors qu’on ne l’était pas totalement". "La légèreté était sans doute le lot des dignitaires nazis, pour qui Paris était la ville des cabarets, des restos chics et des petites femmes", lui répond Libération (http://www.francetvinfo.fr/culture/la-chanteuse-za...-sous-l-occupation_745509.html). Le quotidien évoque des "propos révoltants" et rappelle le "climat de délation et de suspicion" et le "contexte de pénurie alimentaire et énergétique, de rationnement et de couvre-feu" qui régnaient dans le Paris occupé par les nazis. "La légèreté, c’est ce qui fut reproché, à la Libération, aux artistes qui avaient continué à travailler dans le Paris occupé", poursuit Libération. Ce fut le cas d'Edith Piaf, Charles Trénet, Léo Marjane ou de Sacha Guitry. Toutefois, ils ne furent pas accusés de "légèreté", mais "d'intelligence avec l’ennemi", rappelle le journal Libération, grand promoteur des pédophiles. Sur Twitter, l'historien Nicolas Beaupré, spécialiste de l'Allemagne, raille la chanteuse: "Suite à ses propos sur l'occupation Zaz aurait aussi annoncé changer de pseudo pour s'appeler désormais Naz .... i". Le chanteur Benjamin Biolay, lui, prend la défense de Zaz: "Elle n'est pas historienne cette conne!"

Ce ne sont pas des excuses, mais une clarification: la chanteuse Zaz a tenu à répondre à ses détracteurs après le tollé provoqué par ses propos sur la délicate période de l'occupation de Paris par les Allemands, de 1940 à 1944. "Même si je ne suis pas historienne, je sais que cette sombre période de notre histoire n'est ni une période de liberté, ni encore de légèreté, sauf pour les armées d'occupation et les collabos pour lesquels je n'ai aucune sympathie", explique l'artiste sur son compte Facebook, en tentant d'éteindre l'incendie qu'elle avait elle-même provoqué (http://www.lepoint.fr/people/zaz-fait-son-mea-culp...os-18-11-2014-1882016_2116.php). Il y a une semaine, lors d'une interview accordée à nos confrères de PureCharts, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, Paris, qui reprend des chansons célèbres sur la capitale, Zaz avait abordé avec maladresse cette sinistre période de notre histoire. "À Paris, sous l'Occupation, il y avait une forme de légèreté, expliquait-elle. On chantait la liberté alors qu'on ne l'était pas totalement. Pour moi, c'est ça, Paris. C'est là où tout est possible, là où on innove." Un avis guère apprécié, sachant que la ville, à l'époque, faisait face à des privations et à une sévère répression, tandis que certains artistes, il est vrai - comme Maurice Chevalier et Mistinguett - poursuivaient leurs récitals. Dans un entretien publié sur le site officiel de la Mairie de Paris, Zaz continuait à développer son point de vue: "Dans l'ancienne chanson française représentée par Charles Trenet ou Maurice Chevalier, par exemple, il y a une certaine légèreté à chanter des sujets graves, précisait-elle. Maurice Chevalier chantait sous l'Occupation. L'époque était dure et pourtant dans ses chansons transpirait une grande joie de vivre. Beaucoup d'entre elles sont sur l'amour, le romantisme, la liberté." Face à la polémique, Zaz plaide aujourd'hui sa bonne foi et reconnaît, à tout le moins, son imprudence. "La succession de ces mots est sans doute maladroite, juge la chanteuse. Je voulais et veux simplement exprimer qu'en dépit de cette situation, la vie continuait. J'ai à l'esprit ce magnifique film La vie est belle." Et de s'en prendre directement aux journalistes, ces "plumitifs" qu'elle accuse de se tromper de cible: "Je regrette que certains esprits polémistes aient cru bon de relayer (ces propos) de manière malsaine, plutôt que d'affûter leur talent de plumitif à l'encontre de prises de position plus douteuses, ou de sympathisants extrémistes de tous bords dont je ne fais pas Paris", conclut l'artiste dans un mot d'esprit. Il est vrai qu'on ne peut pas accuser Zaz de proximité avec l'extrême droite française. Toujours pendant la promo de son nouveau disque aux accents jazzy, elle a, il y a peu, vivement pris position contre le Front national dans les colonnes de Metronews. "Je crois que les électeurs expriment un ras-le-bol, mais qu'ils ne se rendent pas compte de ce que représente ce parti. Pour moi, c'est l'intolérance la plus totale, des gens qui ont peur de s'enrichir de la différence, qui craignent de se "dissoudre" dans l'autre." On ne peut être plus clair. Encore beaucoup de bruit pour pas grand chose.



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