Toute notre estime! |
Andrew Auernheimer est un hacker et un “troll” américain, militant pour les droits et libertés civiques, particulièrement sur internet. C’est aussi un militant identitaire. Il est un fervent partisan du site satyrique Encyclopédia Dramatica. On peut suivre son blog où il appelle notamment à soutenir les identitaires euro-américains emprisonnés. On peut également suivre son compte Twitter. Il a publié un texte qui s’intitule “Ce que j’ai appris en prison”. A méditer (http://breizatao.com/2014/10/07/ce-que-jai-appris-...n-hacker-identitaire-americain).

Cette année, j’étais relâché de prison après que ma peine ait été annulée pour des manquements constitutionnels. Je n’ai jamais commis de crimes. Mon seul crime fut d’exercer mes droits promis par mes Anciens par la Constitution des États-Unis d’Amérique. Pourtant je savais que dès lors que je pénétrais dans une cour fédérale, j’irais en prison. Que je ne sois pas un criminel n’avait aucune importance. Le fait qu’il y avait au moins quatre atteintes constitutionnelles invalidant le délit dont on m’accusait ne comptait pas. Quand j’ai pénétré dans le tribunal de Son Honneur Susan D. Wigenton, ce qui comptait, c’était ses ongles. Ils étaient rose fluo et plus longs que ce que je n’avais jamais vu dans ma vie, et le Juge Wigenton parlait comme un rat échappé tout droit du ghetto. Mon cas était important. C’était un problème criminel. Un problème lié au Premier Amendement (relatif à la liberté d’expression, ndlr). Il y avait également un problème avec le Cinquième Amendement (relatif à la présomption d’innocence, ndlr). Harvard, Stanford, la Fondation Frontière Electronique, l’Association Nationale des Avocats de Défense Criminelle, une tonne d’experts en technologies informatiques, et le plus grand expert mondial pour les crimes par ordinateur viendraient témoigner en ma faveur. Mais ce serait bien après avoir été kidnappé sous la menace d’une arme près de ma ville natale dans les montagnes d’Ozark. Bien après avoir été enfermé à l’isolement avant que je ne débute une grève de la faim. Bien après avoir passé 1000 heures à hurler les Eddas (poèmes nordiques, ndlr) et gravé des runes sur les murs en ciment des différentes cellules de l’Unité Spéciale d’Internement du complexe correctionnel fédéral d’Allenwood. Mais à ce moment là, le seul avocat à ma portée était un homme norvégien ayant le nom du dieu de l’orage, Tor Ekeland. Il n’avait jamais eu à traiter une affaire criminelle d’ordre fédéral auparavant, mais ses tarifs étaient corrects. Il refusa de prendre mon argent. Il m’affirma n’avoir jamais vu un si ridicule abus de pouvoir fédéral de toute sa vie. C’était génial parce que je n’avais pas d’argent. Le gouvernement fédéral avait passé ces dernières années à attaquer mes sources de revenus et à me laisser indigent. Finis les jours où je pouvais me payer des avions low cost. Le refus de Tor de prendre mon argent me permit de continuer à manger. C’était noble de sa part, en considérant à quel point j’étais fauché à ce moment là. Personne ne nous croyait quand nous disions que nous devions nous soucier des tarifs de train jusqu’au tribunal, mais je vous assure que c’est vrai. Nous comptions les pièces ensemble pour aller jusqu’au tribunal Martin Luther King du New Jersey. Mon cas était une affaire de tout petits détails. Des détails à propos du protocole de réseau utilisé pour diffusé ce texte en ce moment. Mon cas nécessitait un juge intelligent, réfléchi avec la capacité à discerner les affabulations légales et malicieuses d’un Procureur Général mentant effrontément. Mon cas nécessitait un procès à un million de dollars, avec des analyses techniques et des experts. Ce que mon cas reçut fut deux types fauchés qui aimaient vraiment leur pays. Ce que mon cas reçut fut un juge qui avait clairement la plus petite capacité cognitive qu’il m’ait été donnée de voir chez une personne avec qui j’ai pu échangé à peine l’équivalent d’un paragraphe de mots. Et qui ne m’aimait pas, ni mes idées politiques. J’ai été de longue date un critique du judaïsme, de la culture noire, de l’immigration dans les nations occidentales, et du flot constant de propagande anti-blanche dans les médiats. Le Juge Wigenton était aussi noir que possible. L’avocat de l’accusation, Zach Intrader, était un juif de Brooklyn d’une vieille famille d’affairistes de New York. Le procès était une farce. Le Juge Wigenton ignora les violations constitutionnelles évidentes mises en évidence par mon avocat et ne le laissa même pas les évoquer devant le jury. Les avocats de l’accusation mentirent continuellement à propos de la falsification des protocoles internet, en pleine cour. Quand j’essayais de pointer du doigt les mensonges présentés, on m’interdisait de parole. Je n’étais pas un expert cité comme témoin, et je n’étais pas autorité à déposer à ce sujet. Apparemment, l’accusation, étant complètement ignorante du sujet, avait davantage d’expertise que moi et de mes treize ans d’expérience dans l’internet et le système UNIX. Pendant tout le procès, un public juif habillé de caftan me regardait depuis les sièges de la salle. Mon accusateur avait invité toute sa synagogue au spectacle. Il y a quelques temps, j’ai envoyé au procureur et au juge qui m’ont emprisonné à tort une facture pour le temps qu’ils m’ont volé illégalement. Ce n’était pas déraisonnable. Je n’ai rien demandé pour la douleur ou la souffrance, ou une compensation pour le dommage extrême qu’ils m’ont fait. J’ai simplement demandé mon temps au prix du salaire horaire. Ils ne m’ont pas dédommagé d’un centime. J’ai regardé sur Google Street View et vu l’endroit où je vivais avant que je sois kidnappé sous la menace d’une arme et détenu en territoire étranger sur la base de mensonges de noirs et de juifs. Tout a été rasé. Une nouvelle maison s’y trouve. Il m’est devenu impossible de ne pas sympathiser avec les Palestiniens. La première phrase que j’ai appris en arabe (le hacker vit au Liban, nldr): “al-maot lil yahood” (mort aux juifs). Qu’est ce qui préviendra ces tyrans d’abuser de leur autorité ? Empiriquement, je ne peux pas spéculer et évoquer des platitudes à propos d’une résistance pacifique. Je dois croire les informations que j’ai. Et je les ai trouvé au Pénitencier des Etats-Unis nommé Canaan. Dès mon arrivée, je ne peux me rappeler de la première expérience positive dans mes rapports avec les autorités de toute ma vie. J’étais surpris par le niveau de politesse démontré par les gardes de Canaan. Ceux-ci étaient les meilleurs employés du gouvernement avec lesquels j’ai jamais eu de rapports. Je demandais à un autre prisonnier pourquoi ils étaient si gentils. Ils ont rigolé et m’ont répondu, “Tu ne sais pas? L’un d’entre eux vient juste d’être “collé”. “Collé” signifiant dans le langage vernaculaire des prisons “être poignardé à mort”. Mes perceptions se sont réajustés par l’acquisition de cette donnée. N’importe qui peut regarder un journal pour la voir confirmée. Les flics ont violemment réprimé les manifestants d’Occupy Wall Street, mais ont reculé devant les milices armées de Bundy Ranch. La décence n’est seulement respectée que par l’épée. Un gouvernement hostile qui n’est pas confronté à la mort de ses agents et de leurs familles régulièrement considérera notre Constitution comme du papier toilette. J’ai quelques tatouages qui marquent cette sagesse que j’ai gagnée de mon temps en prison, qui s’avère être la même sagesse que celle de mes ancêtres. Mon Edda favorite est à présent le Völundarkviða. Il parle d’une sorte de pirate qui s’appelle Völung, emprisonné à tort par un roi suédois. Il se venge en tuant ses fils et violant ses filles. Mon premier tatouage est une swastika dans laquelle chaque branche contient Odin, Baldur, Freyr et Tor. Mon encre et moi sommes expatriés à Canaan pour le moment – au Moyen-Orient et non au pénitencier – mais je ne renonce pas à ma citoyenneté américaine. Je veux toujours être américain et accorde toujours de la valeur à l’héritage de mon pays. Je prévois de revenir avec une armée, d’être un humain ou une machine. Un jour je viendrais pour reprendre chaque petit morceau de la dette que me doivent cette racaille et ces criminels qui ont pris mon pays en otage. Et quand j’aurais fini, je reconstruirais ma maison dans les montagnes d’Ozark.
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