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Rester maître de sa destinée.

Ñóááîòà, 13 Ñåíòÿáðÿ 2014 ã. 14:29 + â öèòàòíèê

Nous ne sommes pas très optimistes sur la capacité de l’Écosse à opter pour l’indépendance et notre sentiment – nous espérons nous tromper – est bien que celle-ci ne votera pas en faveur de son émancipation. Cependant, la tenue prochaine du référendum écossais terrorise les cercles mondialistes, du FMI aux tenants actuels de l’UE technocrato-cosmopolite en passant par les défenseurs de la première étape de la mondialisation qu’est le jacobinisme tricolore (http://breizatao.com/2014/09/13/mondialisme-lindep...le-fmi-et-les-cercles-jacobins). La France: un état sans nation contre des nations sans état. Les partisans du national-cosmopolitisme français – le fameux pseudo “nationalisme” assimilateur hérité de 1789 – dénoncent vertement, avec leurs amis espagnols ou britanniques, la perspective d’une Écosse libre. En France, pays consubstantiellement universaliste et égalitariste après avoir bu le lait révolutionnaire jusqu’à la nausée, l’argumentaire repose essentiellement sur la fiction d’une agitation de la “finance” contre les très respectables “états-nations”, lesquels seraient les garants du socialisme. Comme si la puissance britannique et Londres étaient considérées par la finance comme des ennemies, alors qu’elles en procèdent historiquement. Naturellement, si les états-nations protégeaient du processus cosmopolite, cela se saurait. En réalité, l’état-nation n’a rien de national. Le mot “nation” renvoie à la racine latine “natio”, “naître”, c’est-à-dire à une filiation commune, à la souche ethnique, “matrice” commune du peuple. Or, pour les Français, c’est le politique, “l’État”, qui fait le peuple et non l’inverse. Aucune dimension ethnique n’y a sa place. Fort logiquement la France, aux côtés de l’Angleterre, fut l’un des propagateurs majeurs du mondialisme, dans un versant collectiviste et socialisant. Avant la révolution française, ce qui distinguait le peuple “français” des autres était par la soumission politique d’un individu au Roi de France. Après, ce fut la soumission du citoyen à l’état révolutionnaire et ses valeurs. Le jacobinisme était en germe dans l’absolutisme royal dont il a hérité des outils de la puissance. Le mariage de la carpe et du lapin au XIXème siècle par les monarchistes français, à savoir du nationalisme et du monarchisme catholique, n’accoucha que de l’Union Sacrée en 1914 comme en 1939. C’est-à-dire au ralliement, pour cause de chauvinisme exacerbé, aux ligues démocratiques tournées contre les empires autoritaires en 1914 et contre le fascisme en 1939. Et pour cause: les frontières géographiques si vénérées par le nationalisme français, les fameuses “frontières naturelles” de Danton, étaient depuis beau temps devenues incapables de se défier d’un ennemi qui n’était pas extérieur, mais à la tête même de l’État. La nation française est si peu nationale que les nationalistes de ce pays brandissent régulièrement et fièrement leurs Antilles comme “françaises avant la Savoie”. Ils deviennent fous de rage quand la perspective de voir les Kanaks obtenir leur indépendance se précise. Ils soupirent après la “francophonie” et ses nègres. Ils ne voient pas de différences entre un Alsacien de souche germanique et le dernier Libanais “francophile” échoué à Roissy. Preuve s’il en est de l’absence totale de dimension ethnique de cet état qui au final n’est qu’une administration centralisée ayant connu d’heureux succès militaires. Ce que l’on appelle une oligarchie. A présent que de colonisateur cet état est devenu colonisé, la même idéologie stato-nationale enrobe le tout, pour le profit des mêmes. Les populations de souche, comme de juste, n’ont pas leur mot à dire. Voire se revendiquent des idées mortifères que leur a inculqué l’État Français pour leur propre sujétion. Ces contradictions internes insurmontables ont convaincu depuis longtemps le verbeux nationalisme français d’impuissance. L’État Français se résume à une pathologie de la grandeur, pathologie qui a réclamé les vies de millions de pauvres Gaulois écrasés sur mille champs de bataille sans que jamais il ne fut question de leur salut particulier. Dans une sorte de syndrome de Stockholm, les tenants du nationalisme jacobin veulent arrêter le processus de mondialisation au stade où il marchait en faveur de l’expansionnisme de l’empire français, c’est-à-dire de l’État-Nation omnipotent. Pourtant l’État Français n’ est le développement logique et malheureux du Traité de Verdun qui créa, au cœur de l’Europe, une division funeste avec les conséquences que l’on sait. Il fut toujours utilisé à point nommé contre le continent par les intrigants internationaux que nous connaissons. Et puisque nous parlons d’intrigants, nous en arrivons logiquement à ce Royaume-Uni qui ne fut jamais que le produit de l’oligarchie londonienne, liée depuis 4 siècles au cosmopolitisme israélite sous l’action décisive de Cromwell.

La Finance se dresse contre l’Écosse. Cette oligarchie panique, et avec elle toute sa superstructure qui craint le réveil ethnique des peuples réels, de ces nations – véritables celles-là – européennes. Et pour cause! Quiconque sait d’où il vient peut s’armer contre la dissolution cosmopolite et peut s’opposer à cet “homme nouveau”, de préférence métissé, que propose le mondialisme en marche depuis Londres, Paris ou New York. Le FMI a fait connaître son “inquiétude” face à la perspective d’une indépendance écossaise. La “Banque d’Ecosse”, qui n’a d’écossaise que le nom, a menacé de quitter le pays pour Londres si l’indépendance était votée. Le juif Ed Miliband, pour le Parti Travailliste, était en Ecosse pour conjurer la même perspective, côté-à-côte avec le non moins juif David Cameron. Washington vocifère à l’unisson contre une Ecosse libre qui affaiblirait une Grande-Bretagne, alliée historique des USA. Il n’est pas jusqu’au financier juif George Soros qui n’ait bruyamment dénoncé une indépendance écossaise. De la même façon que le combat breton a toujours existé, de la bataille de Jengland à la Guerre de Succession au XIVème siècle en passant par la guerre d’indépendance en 1488 et la Chouannerie, le combat écossais est séculaire. Il n’a pas attendu l’avènement de l’UE ou de l’OTAN pour exister. Non plus que celui des Flamands, des Catalans ou des Basques et des Alsaciens. Les tenants du socialo-jacobinisme français ont toujours trouvé toutes les excuses possibles pour délégitimer ces minorités nationales menant un combat explicitement tourné contre le constructivisme issu de la modernité révolutionnaire. Et contre la puissance de leur état factice. Ce retour des communautés organiques que sont les nations ethniques terrorise les socialo-étatistes qui ne comprennent que trop bien que leurs frontières n’ont rien d’intangible, et avec elles, leur pouvoir. La pourriture nostalgique de 89 trouvera toujours de quoi remuer son fumier et légitimer son parasitisme. Et comme de juste, le métèque juif Eric Zemmour faisait la leçon à ces mêmes Ecossais, présentés comme le levier de la Finance internationale. Ce qui est faux, comme nous l’avons détaillé. Peu importe, les métèques tricolores savent ce qu’ils doivent à l’état jacobin et savent d’instinct que le réveil du sentiment ethnique des indigènes annonce par obligation la fin de leur parasitisme. Le chauvinisme cosmopolite, voilà le seul résultat tangible du nationalisme français, tout entier bâti sur une contradiction. Si à Madrid l’argumentaire est tourné contre “la gauche”, à Paris, il l’est contre “la droite”. Les minorités nationales sont suspectes de fascisme, de racisme, pire “d’ultra-libéralisme”, ce fantôme que l’état socialiste français n’a pourtant jamais vu. Argumentaires dont le fond est insignifiant au final puisqu’il demeure celui des idiots utiles des grosses oligarchies luttant pour maintenir la prédominance de leur centre principal de pouvoir sur des périphéries historiquement révoltées. L’Europe des peuples contre l’Europe des états factices Non seulement le salut de Londres ou de Paris ne nous intéresse pas, mais c’est encore à la destruction de ces Babylones modernes qu’il faut travailler. Le retour des nations ethniques amorce celui plus général d’une Europe délivrée des idées issues des Lumières dont les pseudo “états-nations” ne sont que les premiers marche-pied. Le visage de Paris, véritable tête de pont de l’Afrique en Europe, donne le ton quant au “nationalisme” que ces capitales d’états factices incarnent. Et encore, nous retrouvons marginalement dans certains cercles chauvins de France des gens pour soutenir l’indépendance écossaise, simplement pour la nuisance qu’elle générerait en Angleterre, tout en luttant pied-à-pied contre Bretons, Corses, et autres dans l’Hexagone. Cette duplicité ne trompe pas grand monde. Le salut ne passera pas par l’Écosse seule. Mais en inscrivant le cadre du politique dans une dimension ethnocentrée et fédérative, c’est bien à un regroupement confédéral des peuples européens – enfin unis par un outil de puissance qui reste à créer – que cette indépendance annonce indirectement. Paradoxalement, c’est bien le nationalisme français qui est aujourd’hui un “régionalisme” nuisible en Europe, tandis qu’Ecossais, Catalans et autres Bretons appellent de leur vœu l’émergence d’une Europe puissance, inclusive, bref, impériale. Certes, ces peuples sont également exposés à la décadence occidentale, mais leur premier mouvement est salutaire, quoique incomplet et même souvent schizophrène. Ces régionalismes espagnols, français ou britanniques sont nuisibles à l’unité continentale. Ces égoïsmes ressassent une grandeur passée qui les poussent à nuire à cette unité naturelle, hiérarchique et organique, autour d’une commune famille de civilisation. Ces particularismes d’états sans nation, d’oligarchies des grandes capitales, redoutent le retour de ce sentiment identitaire qui fait voler les frontières artificielles en éclats et, paradoxalement, hâte l’unité européenne, par la base. Ce sont ces chauvinismes hors de saison que combattent Écossais, Catalans et Flamands pro-continentaux. A la bonne heure!

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