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L'Israélien est un juif au naturel.

Суббота, 26 Июля 2014 г. 13:43 + в цитатник

Quinze Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans une école de l'ONU ont été tués jeudi 24 Juillet 2014 dans l'après-midi par un tir israélien, portant à 798 le bilan des morts palestiniens au 17e jour de la nouvelle offensive israélienne sur Gaza, selon les secours. Le porte-parole des services de secours, Achraf al-Qoudra, a fait état d'un bilan de 15 morts et 200 blessés dans une école de l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) à Beit Hanoun, dans le nord de l'enclave palestinienne, où s'étaient abritées des personnes déplacées par les violences. C'est la deuxième fois de la semaine qu'Israël tire sur une école de l'ONU (http://www.lepoint.fr/monde/gaza-neuf-morts-dans-u...lien-24-07-2014-1848833_24.php). Un photographe de l'AFP a dénombré parmi les victimes les corps d'un bébé d'un an et de sa mère à la morgue de l'hôpital de Jabaliya, près de Beit Hanoun. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré "consterné" par cette attaque qui a fait "de nombreux morts, dont des femmes et des enfants ainsi que des employés de l'ONU". Plus tard, un bombardement aérien a tué sept personnes, "pour la plupart des enfants", entre les villes de Rafah et Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne, selon Achraf al-Qoudra. En fin de soirée, le bombardement d'un secteur proche d'un hôpital à l'est de la ville de Gaza a tué un enfant malade et fait 30 blessés, tandis que 4 autres personnes périssaient à la suite d'un raid aérien sur Khan Younès. Ces victimes portent à 98 le nombre des morts pour la seule journée de jeudi dans la bande de Gaza, et à 798 morts et plus de 5 000 blessés depuis le début de l'offensive israélienne sur Gaza, selon les bilans fournis par Achraf al-Qoudra. La ville de Khan Younès a été particulièrement touchée. Ces bilans n'incluent pas plus d'une dizaine de combattants palestiniens tués après s'être infiltrés dans le sud d'Israël, depuis le début du conflit le 8 juillet. Parmi les personnes tuées jeudi figurent sept ayant péri dans une série de raids aériens et sous les tirs de chars dans le quartier de Khouzaa et autour du secteur, près de Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne. Cinq personnes, membres de la famille Abou Daqqa, ont également été tuées, ainsi que deux membres de la famille Najjar, par de violents bombardements aux chars et des raids aériens, a-t-il dit à l'AFP. Des secteurs situés à l'est de Khan Younès près de la frontière israélienne ont subi de lourds bombardements israéliens ces derniers jours, les secours tentant de se coordonner avec la Croix-Rouge pour avoir accès aux quartiers touchés et évacuer les civils. Nous recevons des dizaines d'appels d'habitants de Khouzaa, Abassane et Bani Souheila à Khan Younès nous demandant de les évacuer et faisant état de nombreux morts et blessés sous les décombres de leurs maisons", a dit Achraf al-Qoudra jeudi. Depuis le 8 juillet, 32 soldats israéliens ont été tués, ainsi que 2 civils israéliens et un ouvrier thaïlandais. Il s'agit du bilan le plus lourd pour l'armée israélienne depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.

Outre le phosphore blanc, les bombes à sous-munitions, dime et l'uranium appauvri, l’armée israélienne a utilisé diverses autres armes dans des zones civiles très peuplées de la bande de Gaza au cours du conflit de trois semaines ayant débuté le 27 décembre. Ces fléchettes sont des projectiles métalliques de 4 cm de long, dotés d’une pointe acérée à l’avant et de quatre ailettes à l’arrière. Entre 5 000 et 8 000 fléchettes sont agencées dans des obus de 120 mm, généralement tirés depuis des tanks. Les obus explosent en l’air, et la dispersion – de forme conique – des fléchettes se fait sur une surface d’environ 300 mètres de large et 100 mètres de long. Armes anti-personnel conçues pour pénétrer une végétation dense, ces fléchettes ne devraient jamais être utilisées dans des zones civiles construites (http://www.mondialisation.ca/l-arm-e-isra-lienne-a...vils-de-la-bande-de-gaza/12148). Depuis plusieurs années, l’armée israélienne y a régulièrement recours dans la bande de Gaza. Dans la plupart des cas, leur utilisation se solde par des morts ou des mutilations. L’équipe d’Amnesty International effectuant une mission d’établissement des faits dans la bande de Gaza a entendu parler pour la première fois il y a une douzaine de jours de l’utilisation de ces fléchettes dans le cadre de ce récent conflit. Le père de l’une des victimes a montré à l’équipe une fléchette retirée du corps de son fils. Dans l’un de ses derniers billets publiés sur Livewire blog, le blog d’Amnesty International, l’équipe a expliqué s’être rendue lundi 26 janvier dans des villes et villages de la bande de Gaza et avoir relevé de nouvelles preuves concrètes attestant l’utilisation de fléchettes. À Izbat Beit Hanoun, au sud-ouest de la ville de Beit Hanoun, plusieurs obus contenant des fléchettes ont été tirés sur la route principale, tuant deux personnes et en blessant plusieurs autres dans la matinée du 5 janvier. Wafa Nabil Abu Jarad, une jeune femme de vingt-et-un ans, enceinte et mère de deux enfants, était au nombre des tués. Son époux et sa belle-mère ont expliqué à l’équipe qu’ils venaient de prendre le petit-déjeuner et buvaient le thé au soleil à l’extérieur de leur maison. Wafa Nabil Abu Jarad et son mari étaient debout près d’un des coins de la maison lorsqu’ils ont entendu un bruit, suivi de cris. Au moment même où ils se sont retournés pour rentrer chez eux, Wafa et plusieurs autres membres de la famille ont été atteints par des fléchettes. Wafa a été tuée sur le coup. Le même jour, à l’autre bout de la rue, Islam Jaber Abd al Dayem, seize ans, a reçu une fléchette dans le cou. Il a été transporté à l’unité de soins intensifs de l’hôpital mais est mort trois jours plus tard. Mizar, son frère, a été blessé lors de la même attaque et a encore une fléchette enfoncée dans le dos. Dans le village d’al Mughraqa, le matin du 7 janvier, un obus s’est abattu sur la pièce où Atta Hassan Aref Azzam était assis avec deux de ses enfants, Mohammed, treize ans, et Hassan, deux ans et demi. Tous trois ont été tués. Les six autres membres de la famille se trouvant alors dans la maison ont fui afin de se réfugier dans l’école la plus proche. L’équipe a examiné le mur taché de sang à côté duquel les deux enfants et leur père ont été tués. Il était criblé de fléchettes.

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