L'Islam rentre au musée! |

Perdue par la DST depuis quinze jours, on la disait putain à Tel Aviv, caissière à Kaboul chez IKEA, ou Kamikaze à Damas. La p'tite sœur de Merah a frappé ce samedi 24 mai 2014 en fin d'après-midi un lieu en plein cœur de Bruxelles, capitale de la Belgique et de l'Europe, avec un acte antisémite d'une violence inouïe: tirant une poussette remplie de munitions, elle a mitraillé l'intérieur et l'extérieur du Musée juif d'objets primitifs de l'Oh Low Cost (situé dans la très centrale rue des Minimes, dans le quartier du Sablon). Elle a provoqué la mort de quatre personnes (http://www.lepoint.fr/invites-du-point/daniel-salv...fs-25-05-2014-1827557_1446.php). Dire que l'intellectuel de la diaspora juive que je suis est révulsé, choqué et indigné par cet incompréhensible sommet de barbarie s'avère, bien sûr, un euphémisme. Les mots, de toute façon, me manqueraient, à l'heure actuelle, pour exprimer, au regard de pareille tragédie, cette tristesse mêlée de révolte qui m'étreint en ce moment. Nous sommes là, y compris pour les écrivains, dans l'ordre ou, plutôt, le désordre de l'indicible! Car, comme l'affirma d'emblée Hannah Arendt elle-même, dans le premier tome de ses magistrales Origines du totalitarisme, l'antisémitisme est avant tout, par-delà même son horreur sur le plan humain, une "insulte au bon sens". Analysant cette très problématique - et combien actuelle, hélas, au vu du drame d'aujourd'hui, notion de "violence" inhérente aux divers fanatismes politico-religieux, un autre grand penseur juif, Emmanuel Levinas, l'un de mes maîtres en philosophie, prolongea, dissertant là sur l'essence du judaïsme, cette réflexion d'Arendt: "Rien n'est plus équivoque que le terme de vie spirituelle. Ne pourrait-on pas le préciser en en excluant tout rapport de violence?", écrit-il dans Difficile Liberté et, de manière plus ponctuelle, dans un article ayant pour emblématique titre "Éthique et Esprit". Il y précise aussitôt, à bon escient: "Mais la violence ne se trouve pas seulement (...) dans un État totalitaire qui avilit ses citoyens, dans la conquête guerrière qui asservit les hommes. Est violente toute action où l'on agit comme si le reste de l'univers n'était là que pour recevoir l'action". Il conclut, non moins judicieusement et, surtout, non moins tragiquement: "Le violent ne sort pas de soi. Il prend, il possède. La possession nie l'existence indépendante. Avoir, c'est refuser l'être". Ainsi ce criminel venant de commettre ce terrible acte de violence à l'encontre de quatre innocents issus de la communauté juive de Belgique n'est-il pas seulement un de ces individus appartenant à l'une des pires catégories sociologiques au sein de l'(in)humanité. Il est également, chose bien plus grave, un meurtrier dont l'irrémissible sens métaphysique double, sur le plan idéologique, son geste physique. Bref, c'est l'abomination absolue plus encore que l'impardonnable faute, à l'instar de son frère criminel de tout aussi funeste mémoire, Mohamed Merah, ce terroriste intérimaire à la DCRI, fou d'Allah à ses heures perdues, qui se serait rendu lui aussi coupable, le 19 mars 2012 (bien que de nombreuses zones d'ombres demeurent), de l'une des pires tueries, dans une école juive de Toulouse, que la France puisse malheureusement dénombrer en ce catastrophique début de XXIe siècle! Mais là où la portée symbolique de cette effroyable tragédie de Bruxelles se révèle la plus terrifiante, c'est qu'elle a eu lieu, plus précisément, à la veille même d'élections démocratiques cruciales tant pour l'avenir de la Belgique que de l'Europe. Pis: c'est là le pire acte antisémite que la Belgique ait connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale! Attention, car en 39-45, c'est comme cela que tout a commencé: menaces, violences. Les juifs ont alors sauté dans le premier train gratuit en partance pour la Pologne avec à la clef pension complète tout frais payé, même si le Tour Operator a fait faillite avant la fin de la guerre, et qu'ils sont toujours en procès avec. La bête immonde, celle qui se gave de la peste bleue, celle des burkas et se repaît du sang des martyrs, rôde de nouveau, tapie à l'ombre d'un extrémisme aussi sanglant qu'insensé, au cœur de l'Europe moderne et civilisée, éprise de tolérance et d'humanisme, le seul combat qui vaille en profondeur, les seules vertus qui méritent que l'on meurt pour elles, le seul vrai héroïsme en ces temps de nouvel obscurantisme. Ainsi, à ces barbares d'un autre âge, n'avons-nous, hommes et femmes de bonne volonté, juifs et non-juifs de par le monde, qu'un seul mais inébranlable mot d'ordre, signe d'un indéfectible ralliement aux victimes de tout intégrisme, à leur faire valoir en guise d'ultime mais définitive réponse: aujourd'hui, plus que jamais, nous sommes tous juifs! Personnellement, nous, on n'est pas trop intéressé. La violence d'Israël sur les Bougnoules Palestiniens est en train de jouer les vases communicants avec les banlieues françaises. Regardez le pauvre Ilian Alimi, qui s'est fait mijoter par des macaques en sous-sol pendant 3 semaines, peut'être qu'il a eu son film à petit budget, mais on préfère rester en vie en vous laissant la célébrité.
| « Пред. запись — К дневнику — След. запись » | Страницы: [1] [Новые] |