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Le scooter, c'est fini!

Пятница, 04 Апреля 2014 г. 05:56 + в цитатник

In extremis, notre président récupère une poule à l'Elysée, et celle-là, au moins elle est pondeuse, élevée aux bons herbages du Poitou. Une façon de ramener maman au bercail, et de remonter dans les sondages, si en plus vous imaginez un bébé et un EPR, autant vous dire que 2017, c'est gagné d'avance! C'est vrai que les deux dernières étaient remplies de vices cachés: hautaines, pas photo hygiéniques, caractérielles, possessives, dépensières, procédurières, pour résumé: deux intermittentes people! Heureusement, tout ça, c'est oublié, et maintenant Hollande avec son gouvernement de Combat va pouvoir, au bout de deux ans, s'attaquer aux vrais défis. Avant c'était sûrement le repos du guerrier. Tout n'est pas si simple, car d'un côté, pour faire plaisir à Bruxelles qui risquerait de dégrader sa note, il faut réduire le déficit public en fâchant les parasites et fonctionnaires, et de l'autre côté, pour faire plaisir aux Français qui risqueraient de lui raser son second menton, il faut baisser les impôts et taxes. Un exercice de contorsionniste qui éveille notre curiosité: pensez donc, faire rentrer un porc dans un trou de souris, ce serait une première mondiale. On file chez (breizatao.com) pour un descriptif approfondi. Le nouveau “gouvernement de combat” de François Hollande vient donc d’être présenté. Il rassemble anciens ministres mitterrandiens et jospinistes, tous apparatchiks issus du Parti Socialiste Français. Après la défaite historique des élections municipales, le message adressé est sans ambiguïté: on prend les mêmes et on recommence, en pire. Une décision suicidaire qui mènera à l’effondrement complet du PSF. Un archéo-colbertiste à l’économie. Arnaud Montebourg hérite des ministères stratégiques de l’économie, des finances, de la recherche et de l’industrie. Arnaud Montebourg n’est pourtant pas un entrepreneur d’envergure ni d’expérience, ni même un économiste réputé. C’est un avocat de province ayant gravi les échelons de l’appareil socialiste. Il ne connaît rien donc du ministère le plus essentiel en cette période de grave crise économique. Pire, il était le chef de file de la gauche étatiste lors des élections internes en vue des dernières présidentielles, avec son appel à “démondialiser” la France. Une telle nomination sera interprétée sans ambiguïtés par les investisseurs et partenaires économiques étrangers de la France: un archéo-colbertiste aux accents marxistes présidera aux destinées de la deuxième économie de l’UE, en état d’effondrement avancé. Mettre à ce poste un “keynésien” étatiste, c’est-à-dire un adepte de la dépense publique, pour répondre à l’endettement exponentiel d’un pays suradministré et non-compétitif, relève de la folie pure. Pour les Allemands il sera impossible de discuter avec celui qui présentait Angela Merkel comme “menant une politique à la Bismarck”. Une confrontation très dure s’annonce autour de l’avenir de la zone euro, Montebourg voulant “faire les poches” à l’Allemagne pour financer la France. Cette nomination relève aussi de la plus basse cuisine électorale. En nommant Montebourg à ce ministère, il s’agit aussi de tenter d’éviter au PSF une déroute aux élections européennes. Ceci en “cassant de l’Allemand” afin de calmer l’électorat eurosceptique de droite et de gauche. Il s’agit aussi de tenir en respect l’aile gauche du PS qui se voit privée de chef de file. Que l’avenir économique de la France soit conditionnée par la peur de fâcher les communistes du Front de Gauche et du Front National en dit long sur la capacité de leadership du gouvernement actuel. Taubira à la justice: l’ultime provocation. Le président français assurait avoir “entendu” la “colère des Français”. C’est pour cela que, face à un vote massif en faveur d’une politique libérale et antifiscale mais aussi conservatrice, Hollande a décidé de maintenir Christiane Taubira en tant que Garde des Sceaux. C’est-à-dire celle qui concentre le plus le ressentiment des couches populaires sur les questions de société comme le mariage des homosexuels. Son maintien va naturellement chauffer à blanc l’opposition qui en a fait l’icône de la déchéance promue par le PSF. Son maintien relève de la provocation pure et vise à tenir la dragée haute aux millions de manifestants anti-mariage homosexuel. Cela ne va permettre qu’une chose: la sur-mobilisation des opposants au gouvernement. Fabius, Le Drian, Royal: les gérontes. Les ministères régaliens de la Défense et des Affaires Etrangères restent entre les mains des vieux gérontes du PSF mitterrandien. Laurent Fabius, figure du bellicisme français en Syrie ou en Ukraine et de l’alignement sur Israël et les USA est exécré. Le Drian, 66 ans, a fait savoir récemment qu’il resterait au gouvernement “en cas d’urgence”. Maintenu à la Défense en tant que soutien à Hollande, il est moins probable qu’il se représente aux élections régionales de 2015. Pourtant, il est le seul véritable atout de la gauche socialiste en terre bretonne, encore que son absence lors de l’automne dernier ainsi que son bilan médiocre à la région ne lui soient pas d’un grand secours. S’il se présente malgré tout, les Bretons sanctionneront un ministre français sortant, symbole du fiscalisme qui détruit PMI et PME. Sauf à avoir de véritables avancées institutionnelles, culturelles et économiques, son retour sera plus que compromis. La nomination de Ségogol Royal à la tête d’un improbable ministère de l’écologie annonce quant à lui de beaux moments de “bravitude” médiatique. La mère Lebranchu en charge de la “décentralisation” à la française. Forte d’un bilan catastrophique à la tête du ministère en charge de la Fonction Publique et de la Décentralisation, François Hollande et Manuel Valls ont “logiquement” reconduit Marylise Lebranchu au même poste. Celle qui fut nommée pour précisément ne rien réformer et rassurer fonctionnaires et élus socialistes, se voit donc confier la tâche de recommencer. Avait été évoquée la “fusion des départements” en début d’année par celle qui était contre il y a encore quelques mois. Elle est désormais missionnée pour la mettre en oeuvre. Sans surprise cette “fusion” est une usine à gaz reposant sur le volontariat, autant dire sans aucune chance de réussite. Claudy Le Breton (PSF), chef du département des Côtes-d’Armor et président de l’association des départements de France l’a d’ailleurs menacé sans détour en cas de tentative de réforme sur le sujet. Lebranchu incarne, surtout pour les Bretons, la figure même de la politicienne socialiste parisianiste. Le PSF, visiblement englué dans son immobilisme, n’aura probablement rien à proposer aux Bretons sur les sujets majeurs qui les préoccupent : régionalisation, libéralisation économique, audace dans le domaine culturel et linguistique. Le dernier carré socialiste. Le gouvernement ne compte, pour la première fois depuis 1981, aucun membre qui ne soit pas socialiste, hormis un radical de gauche. Le PSF est totalement isolé: les Verts ont quitté le navire, de peur de sombrer lors des élections européennes, un scrutin où ils réalisent généralement de bons scores. Les communistes ne sont pas davantage présents. Bref, ce “nouveau gouvernement” ressemble à un condensé de mitterrandisme et de jospinisme, une synthèse d’archéo-socialisme. Le PSF ne sera plus attaqué uniquement par la droite et l’extrême droite, mais aussi par l’extrême gauche et les Verts. Face à la révolte antifiscale et antisocialiste de la semaine dernière, la réponse du gouvernement en place consiste donc à s’enfermer encore plus sur la base PS. Une folie à quelques mois des élections: le PS sera ciblé de tous les côtés du spectre politique, sans exclusive. Peu l’ont interprété comme tel, mais le coup de force de Manuel Valls revient bel et bien à un coup d’état légal. Et ce faisant, à réduire le peu de sens qu’il reste à la cinquième république finissante. En s’imposant par le chantage au président en exercice, Valls est du même coup devenu le véritable chef de l’exécutif. Personne ne peut croire que le premier ministre français suivra les consignes du président français sur les grands dossiers. L’effet immédiat en est, bien sûr, une fragilisation extrême de l’État Français, puisque son chef est délégitimé à partir d’aujourd’hui et ce pour une durée de trois ans. Paradoxalement, Valls est censé garantir la réélection de François Hollande. Contradiction insurmontable. Finalement, en étant haï par la gauche en raison de son “droitisme” largement surfait, mais également détesté par la droite et l’extrême droite pour des raisons partisanes, Valls va être la cible de toutes les attaques, tout en affaiblissant le chef de l’exécutif. Une telle situation rend possible un vaste mouvement de contestation, de gauche et de droite, unies pour une fois dans un même rejet du gouvernement. Si l’on y ajoute les inévitables désastres électoraux en perspective et l’aggravation de la situation économique, un renversement du gouvernement par la rue ne relève plus de la fiction. La débâcle historique des dernières élections, qui annonce celle à venir des européennes en attendant le basculement du sénat à droite, appelait un véritable tournant politique en France. Fort logiquement il est cependant impossible à ceux qui gouvernent ce pays depuis quatre décennies d’envisager d’autres solutions que celles du système dont ils procèdent. Rien donc sur une profonde réforme démocratique des institutions et de l’organisation territoriale. En choisissant un raidissement socialiste, face à un électorat massivement demandeur d’une libéralisation générale du pays (politiquement et économiquement), François Hollande et surtout Manuel Valls font le choix de renvoyer l’électorat dans ses six mètres. Un tel aveuglement aura des conséquences sans doute dramatiques pour le Parti Socialiste. Faute d’avoir su évoluer à l’image du SPD allemand, du Parti Démocrate italien ou du Parti Travailliste anglais, de peur de se couper des assistés, fonctionnaires et intellectuels nostalgiques du marxisme – qui forment les gros bataillons de ses militants et électeurs – le PSF avance vers son implosion entre “réalistes” et “idéologues”. Hollande lui a fait le choix, plus que jamais, de l’immobilisme. Il n’est même pas sûr qu’un tel gouvernement tienne jusqu’en 2017 tant le sentiment de révolte est répandu dans la population. Pour les Bretons, en tout cas, le message est limpide: plus que jamais il faut renverser le PSF!

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