Rien n'est le fruit du hasard, surtout pas l'industrie de la drogue. |

Sir Albert Abdullah David Sassoon (25 juillet 1818 à Bagdad – 24 octobre 1896 à Brighton) est un homme d'affaires et philanthrope indo-britannique, issu d'une famille séfarade émigrée en Mésopotamie au XVIe siècle (https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Abdullah_David_Sassoon). À la suite d'une révolution de palais, son père, David Sassoon, trésorier du gouverneur ottoman Ahmet Pacha, fuit Bagdad avec sa famille et se réfugie en Iran, où il ouvre à Bushehr un bureau de commerce avec l'Inde. Quatre ans plus tard, en 1832, il s'établit à Bombay, où il vend des tapis dans une échoppe. Grâce et à son flair pour les affaires, principalement dans la banque et le commerce, y compris celui de l'opium, et grâce aux alliances qu'il noue avec la Compagnie anglaise des Indes orientales, il devient bientôt l'un des hommes les plus riches de Bombay. Lorsque David Sassoon meurt à Pune en 1864, Abdullah, en tant que fils aîné, hérite de son négoce. Il se diversifie dans le textile tout en poursuivant l'œuvre philanthropique de son père. Il fonde l'une des principales écoles de Bombay et fait construire des docks qui portent toujours son nom. En reconnaissance pour son rôle dans l'industrialisation du pays, Sa Majesté britannique, Impératrice des Indes, le fait chevalier de l'Ordre du bain en 1872 et baronnet en 1890. Il visite une première fois l'Angleterre en 1873, puis s'y installe en 1876. Son frère David, établi en Angleterre depuis 1858, l'introduit dans l'entourage du futur Edward VII et Abdullah prend alors le nom d'Albert. Il meurt en 1896 à Brighton, station balnéaire qu'il a contribué à mettre à la mode. Ses cinq autres frères continueront de faire prospérer les affaires familiales à Bombay et à Shanghai, en Afrique et en Europe. Sa fille Sibyl se mariera avec le marquis de Cholmendeley, son fils Philip Albert sera élu député à la Chambre des communes, et son fils Edward Albert épousera Aline Caroline de Rothschild. Plusieurs de leurs descendants s'illustreront à leur tour dans le mécénat et les arts, tandis qu'Albert Sassoon restera connu sous le nom de «Rothschild indien».

On apprend que le cannabis fumé en France se transformait en or à Madras. (http://www.lepoint.fr/societe/fume-en-france-le-ca...dras-13-03-2014-1800975_23.php). Des sociétés à Hong Kong, Tanger, Bangkok ou Dubaï, des négociants en or à Anvers ou Madras, un chef de réseau discrètement installé près de Paris: les policiers ont démantelé un système "hors norme" de blanchiment de l'argent du cannabis en France. Pour le procureur de la République de Paris, François Molins, il s'agit d'un des réseaux les plus importants "jamais démantelés" en France, où le trafic de drogue représente un chiffre d'affaires annuel de 3 milliards d'euros. Ce groupe collectait à lui seul 170 millions d'euros, selon la propre comptabilité de ses animateurs, très soigneusement tenue. Dix personnes, des Indiens et des Français, ont été mises en examen (inculpées) après avoir été interpellées les 8 et 10 mars par la police judiciaire parisienne. Trois autres, dont un négociant en or d'Anvers, ont été cueillies en Belgique. Tous sont soupçonnés d'avoir été les maillons d'un système particulièrement rôdé entre le Maroc, l'Europe et l'Inde, aussi sophistiqué dans son architecture qu'artisanal dans ses méthodes. Mandaté par des trafiquants au Maroc, un "banquier", choisi après ce qui ressemblait à un appel d'offres, chargeait des "collecteurs" en France de rassembler l'argent du trafic. Parfois des petits délinquants, mais en général des personnes bien insérées dans la société, comme l'a relevé le procureur. Ces fonds étaient regroupés par de "grands collecteurs" avec des sommes parfois considérables à traiter, comme en témoigne le cas de ce gérant de société d'ambulances qui, dans son local professionnel, faisait tourner jour et nuit une machine à compter les billets. - De l'or dans le café - L'argent est alors remis à l'organisation dirigée par un Indien de 32 ans, installé en région parisienne, où il vivait en toute discrétion. Un profil bas qui contraste sans doute avec son patrimoine en Inde, où l'enquête devrait se poursuivre. En garde à vue, il a reconnu "avoir blanchi au moins 36 millions d'euros en espèces depuis 2010" et "fait transiter 200 kg d'or entre la Belgique et l'Inde", selon François Molins. L'argent liquide était acheminé par la route ou par le train vers la Belgique où il était pour partie converti en or. De l'or et des numéraires expédiés vers Dubaï par des mules, comme ces étudiants qui une fois effectué le périple vers les Emirats revenaient le lundi assister à leurs cours. Le transport se faisait par des moyens aussi simples qu'ingénieux. L'or pouvait ainsi être transformé en poudre mêlée à du café moulu. A Dubaï, l'argent liquide était transféré au Maroc tandis que l'or était envoyé en Inde, parfois sous forme de bijoux ramenés au pays par des Indiens, pour être vendu sur le marché de l'or. Le prix de revient était partagé entre les "blanchisseurs" français et indiens et les "banquiers" marocains. Les multiples sociétés appartenant au trentenaire indien permettaient au chef de réseau, par un système de fausses factures, de justifier le transport d'or. Autre chiffre éloquent sur l'ampleur du réseau, une des "mules" a expliqué aux enquêteurs "avoir fait transiter 25 millions d'euros en numéraire en moins d'un an".

Pour la troisième année consécutive, l’Afghanistan occupé par l’OTAN a battu tous les records en matière de culture de pavot à opium. Selon un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, sa production a augmenté à un point tel qu’on peut désormais voir des cultures se répandre dans des zones jusque-là vierges (http://www.resistance-politique.fr/article-les-eta...-en-afghanistan-122890263.html). En dépit de conditions météorologiques défavorables, en particulier dans les parties occidentale et méridionale du pays, les plantations d’opium ont occupé une surface de plus de 209.000 hectares, dépassant de près de 36 % les chiffres de l’année précédente. Officiellement la culture du pavot, bien connu pour les vertus psychotropes de ses sucs (principales composantes de l’héroïne), est interdite en Afghanistan, bien que le nombre de provinces où il est cultivé soit en constante augmentation. La production d’opium a ainsi atteint 5.500 tonnes, soit une hausse de 49 % par rapport à 2012. La propagande occidentale fait incomber les responsabilités aux talibans et aux membres du régime impliqués dans le commerce de la drogue, mais ces accusations ne coïncident pas vraiment avec la réalité du terrain. Le commandement de l’OTAN prétend que «les talibans s’opposaient initialement à la drogue, mais ils favorisent désormais sa culture et imposent une taxe aux paysans sur les produits récoltés». Les leaders des talibans affirment quant à eux que les moudjahidines mènent le djihad contre les occupants et que l’islam interdit strictement les drogues et l’alcool. Les fondamentalistes musulmans suivent cette règle à la lettre. En ce qui concerne les marionnettes occidentales telles Karzaï et son aréopage, il semble que ces accusations soient vérifiées. Un scandale éclata d’ailleurs en octobre 2013 à Kaboul quand, au cours d’une campagne d’inspections, soixante-cinq officiers de haut rang des services secrets se révélèrent être des héroïnomanes. Quelques années auparavant, il est apparu au grand jour que la CIA finançait Ahmed Wali Karzaï. Le frère cadet de l’actuel président Ahmed Karzaï a ainsi été huit années d’affilée un trafiquant d’opium de premier plan. Des journalistes soutiennent que le commerce de l’opium aux États-Unis et les événements d’Afghanistan sont étroitement liés. La CIA y aurait pris une place prépondérante. Selon le New-York Times, «l’argent (des services secrets, NDLR) aurait servi à financer les vastes réseaux clientélistes qui ont permis à M. Karzaï de consolider son pouvoir». Les liens de certains seigneurs de guerre et politiciens afghans achetés avec le trafic de drogue et les talibans permettent au quotidien de conclure que «les services secrets américains ont graissé la roue des mêmes réseaux que les diplomates américains et les diplomates essayaient, sans succès, de démanteler, et laissé le gouvernement entre les mains de forces qui s’apparentent à un syndicat du crime organisé». Dans un entretien au quotidien new-yorkais, de nombreux diplomates américains ont confié leur désarroi: «la principale source de corruption en Afghanistan, c’étaient les États-Unis». Si on en croit les media occidentaux, la famille de l’actuel président Karzaï et ses affidés sont les responsables de la large diffusion de l’héroïne à travers le monde. Pourtant, à peine 20 % des pavots sont cultivés dans le centre et le nord de l’Afghanistan, qui sont contrôlés par le gouvernement Karzaï. Le reste est cultivé dans les provinces du sud du pays ou dans celles proches de la frontière pakistanaise, sous contrôle des forces de l’OTAN. Le principal centre de production est le Helmand, qui était encore il y a peu sous la coupe britannique. Au lieu d’aider des agriculteurs à passer résolument à des cultures alternatives, les «pacifistes» occidentaux se contentent de palabrer sur le phénomène sans apporter de solutions tangibles. Pis, il leur arrive de participer de manière active aux trafics. Certains analystes attribuent cette situation au fait que les États-Unis cherchent à éviter un conflit potentiel avec les barons de la drogue, dont le soutien est important pour l’existence du gouvernement Karzaï. L’Oncle Sam semble cependant ignorer les liens étroits entre le trafic de stupéfiants, la montée de l’instabilité en Afghanistan et l’augmentation des activités de la résistance intérieure. En d’autres termes, tout porte à croire que Washington laisse les coudées franches aux narcotrafiquants en échange d’un soutien politique au gouvernement Karzaï, ce qui est une grave erreur car les objectifs officiels poursuivis (à savoir le retour à la paix et à le sécurité du pays) sont en train de s’éloigner à tire-d’aile. Des experts occidentaux comme Thomas Ruttig notent qu’avec le retrait imminent des forces de l’OTAN d’Afghanistan, la pression des autorités sur les producteurs de pavot s’est faite plus lâche. Le rapport des Nations Unies montrent ainsi qu’en 2013, ces mêmes autorités ont détruit 24 % de moins de plans de pavot par rapport à l’année précédente. Résultat: l’Afghanistan est solidement installé à la première place mondiale des producteurs d’opium avec pas moins de 90 % de la production totale. Alors que l’ONU avait observé il y a trois ans que le pavot était cultivé dans quatorze régions (sur trente-quatre que compte le pays), vingt régions en cultivaient au tout début de l’année 2014. De vastes plantations sont parallèlement réapparues dans les provinces septentrionales comme celles de Balkh et Faryab qui avaient pourtant déclaré publiquement avoir perdu leur statut de producteur d’opium. Ces provinces sont limitrophes de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. Dans le même temps, un processus de militarisation des groupes liés au commerce de la drogue est en cours. Viktor Ivanov, chef du service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), l’affirme sans ambages: «ces groupes armés sont consubstantiels de la recrudescence des activités des cartels dans le nord de l’Afghanistan. Ces groupes ont leurs propres unités de combat. Ils sont très bien armés et leur chiffre d’affaires annuel avoisine les dix-huit milliards de dollars. C’est la raison pour laquelle ces groupes influent de manière extrêmement importante sur la situation politique et économique en Asie centrale». L’Amérique a utilisé pendant des années l’arme de la drogue pour continuer sa guerre froide contre les États post soviétiques et détruire leur potentiel humain. À la veille du retrait d’Afghanistan des forces d’occupation de l’OTAN, les États-Unis continuent d’encourager par tous les moyens possibles la production d’opium. L’Oncle Sam inocule au passage le virus de la guerre en utilisant des groupes armés et des mafias qui se concentrent dans le ventre de l’ex-URSS après leur avoir préalablement fourni tout l’armement nécessaire. Mieux, il leur fournit aussi l’alibi de l’islam derrière lequel ils pourront se cacher.
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