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Avant, y'avait que les urnes qui se faisaient bourrer la gueule!

Среда, 12 Марта 2014 г. 07:06 + в цитатник

Gérard Delhaye a une tête à faire peur, pas une tête de candidat aux municipales, mais plutôt celle d’un homme roué de coups, jeudi soir, par des agresseurs qui le connaissaient (http://www.lavoixdunord.fr/region/douai-un-elu-aub...e-passe-a-tabac-ia16b0n1974691). Gérard Delhaye est élu, adjoint aux affaires sociales du maire Freddy Kaczmarek, pas boxeur. Pourtant, à voir sa tête, on jurerait qu’il a été compté par l’arbitre sur un ring. Outre le pansement posé sur neuf points de suture qui lui barre le front, le sexagénaire a les deux yeux au beurre noir. Et la tête comme un compteur à gaz. Jeudi soir, rue Raymond-Mortreux à Auby, à deux pas de chez lui (il habite rue de Montluçon), l’homme a fait connaissance avec des apprentis boxeurs qui ne lui voulaient pas que du bien. Et qui, pour le moins, malgré l’heure tardive (21 heures), l’ont reconnu. «Je suppose qu’ils devaient me connaître car ils ont cité mon nom: Delhaye, bâtard, branleur d’élu», raconte l’élu sortant, candidat sur la liste «Unis pour Auby» conduite par le maire Freddy Kaczmarek. Faut-il y voir un rapport direct avec son mandat? Gérard Delhaye s’interdit toute conclusion hâtive. Tout juste se permet-il de dire qu’«ils doivent être de la cité» du Bon-Air. Ce soir-là, Gérard Delhaye, 68 ans, accompagné de son fils Arnaud, 45 ans, mettait des tracts électoraux de la liste «Unis pour Auby» dans les boîtes aux lettres. Gérard remontait la rue Raymond-Mortreux alors qu’Arnaud en faisait de même dans une artère parallèle, rue de Cérilly. «À un moment donné j’ai eu du mal à glisser le tract dans une boîte car il y avait énormément de publicités. Je me suis donc agenouillé afin de le glisser plus facilement», a-t-il expliqué à la police lors du dépôt de plainte. Mal lui en a pris. «En me relevant, j’ai senti une main sur mon épaule droite. Je me suis retourné. J’ai vu une silhouette. A priori deux individus. Il faisait sombre.» Les deux individus en question n’étaient pas venus à sa rencontre pour lui donner un coup de main dans sa distribution. «L’un d’eux m’a asséné un coup de poing dans le ventre. J’ai eu le souffle coupé.» Un autre direct l’atteint à la tête. Ensuite… «Je me suis évanoui. C’est mon fils qui m’a relevé. Un bon quart d’heure plus tard.» Entre-temps, Gérard Delhaye avait été traîné et abandonné par ses agresseurs dans des espaces verts. Au vu de la cicatrice de 12 centimètres et de sa figure amochée, le sexagénaire a reçu d’autres coups que ceux dont il a le souvenir. Dimanche, de retour chez lui après un passage aux urgences de la clinique Saint-Amé de Lambres-lez-Douai, Gérard Delhaye traînait sa peine. Effondré, atterré de se compter des ennemis lui qui cumule vingt années de mandat d’adjoint. Les messages de sympathie d’Aubygeois affluent. Son épouse les recense, et ses colistiers, à l’image de Jean-Luc Contart, actuel conseiller municipal, sont effarés. Le maire, Freddy Kaczmarek, lui a dit toute son estime, et lui a conseillé de tracté en matinée, alors que la racaille immigrée sommeille encore. Pour l'instant Gérard se repose, pour être en forme olympique le 23 mars, mais à savoir pour quelles épreuves: "L'altérophilie, le lancer de poids, le lancer de nains, ou la lutte? Ah si seulement Gérard avait été juif, sûr que Manuel aurait fait le déplacement pour nous rappeler que, quelquefois, les halls d'immeubles peuvent être aussi dangereux que les chambres à gaz. "Méfiez-vous, vous êtes suivis!"

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