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Kosher Ida International.

Суббота, 07 Декабря 2013 г. 05:10 + в цитатник

Le Hezbollah a annoncé mercredi 4 Décembre 2013 l'assassinat de l'un de ses leaders près de Beyrouth, accusant directement Israël, l'ennemi juré du parti chiite (http://www.oragesdacier.info/2013/12/un-groupe-inconnu-se-presentant-comme.html). "La Résistance islamique annonce la mort de l'un de ses leaders, le martyr Hassan Hawlo al-Lakiss, qui a été assassiné près de sa maison dans la région de Hadath", à l'est de Beyrouth, a annoncé le mouvement dans un communiqué repris par sa chaîne de télévision Al Manar. M. Lakkis, qui a été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat par le passé, rentrait de son travail. D'après une source proche du Hezbollah, Lakkis était très proche du chef du parti chiite, Hassan Nasrallah. Son assassinat est intervenu mardi vers minuit, peu de temps après une interview télévisée du chef du parti. Mercredi à la mi-journée, un groupe se faisant appeler la "Brigade des sunnites libres de Baalbeck" a revendiqué l'assassinat. "La Brigade des sunnites libres de Baalbeck a mis en garde Nasrallah contre la prise des sunnites pour cible avec pour objectif de prendre le contrôle du Liban", affirme le groupe encore inconnu sur son compte Twitter. "Nous avons à plusieurs reprises mis en garde contre les exactions et les arrestations dont sont victimes les sunnites à Baalbeck de la part des chabihhas du Hezbollah", ajoute le groupe dans un arabe approximatif. "A partir d'aujourd'hui, les mosquées des sunnites ne seront plus violées à Baalbeck", poursuit encore la Brigade des sunnites libres. Plus tôt, le Hezbollah avait accusé Israël de l'assassinat. "L'accusation directe est dirigée naturellement contre l'ennemi israélien qui a tenté d'éliminer notre frère martyr à plusieurs reprises et dans plusieurs endroits, mais ses tentatives avaient échoué jusqu'à celle d'hier soir", pouvait-on lire dans le communiqué du parti chiite. "Cet ennemi doit assumer l'entière responsabilité et toutes les conséquences de ce crime ignoble", a poursuivi le parti. Dans le Haaretz, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a démenti toute implication israélienne dans cette affaire. "Israël n'a rien à voir avec cette affaire", a déclaré M. Palmor. "Ces accusations automatiques sont un réflexe pavlovien du Hebzollah. Il n'a pas besoin de preuves ou de fait, il accuse Israël de tout". Selon le communiqué du parti, al-Lakiss est membre du Hezbollah depuis la création du mouvement. Son fils a été tué lors de la guerre de 2006 contre Israël. D'après la LBC, au moins trois personnes ont attaqué le responsable du Hezbollah et l'ont abattu de plusieurs balles alors qu'il se trouvait toujours à l'intérieur de sa voiture, une Jeep Cherokee, devant sa maison. Les obsèques auront lieu à 15h, mercredi à Baalbeck. Cet assassinat intervient alors que le Hezbollah a été la cible de plusieurs attentats en relation avec son engagement aux côtés des troupes de Bachar el-Assad en Syrie. Le 9 juillet, un attentat a été perpétré à Bir el-Abed, un fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant un tué et des dizaines de blessés. Le 15 août, 27 personnes ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée à Roueiss, également dans la banlieue sud de Beyrouth. Ces attentats ont été revendiqués par des groupes jihadistes disant répondre à l'engagement du Hezbollah aux côtés du régime syrien. Hassan Nasrallah a accusé les "extrémistes" musulmans en Syrie d'être à l'origine de ces attaques. Le 19 novembre dernier, l'ambassade d'Iran à Beyrouth, dans un quartier résidentiel du sud de Beyrouth à majorité chiite, a été visée par un double attentat suicide faisant au moins 23 morts et près de 150 blessés. Il s'agissait là de la première attaque visant l'Iran, principal parrain du Hezbollah, depuis le début du conflit en Syrie. L’Iran a, dans un premier temps, accusé Israël d'être responsable de ce double attentat, qui a notamment causé la mort de l'attaché culturel iranien. L'opération a toutefois été revendiquée par un groupe lié à el-Qaëda, les brigades Abdallah Azzam. Lors de son interview mardi soir, Hassan Nasrallah a notamment insinué que les services secrets de l'Arabie saoudite pourraient être impliqués dans le double attentat contre l'ambassade d'Iran. L'engagement du Hezbollah en Syrie a permis au régime de remporter plusieurs victoires sur le terrain. L'Organisation syrienne des Droits de l'Homme (OSDH) a notamment fait état, ces dernières semaines, de l'engagement des combattants du parti chiite libanais dans la bataille dans la région de Qalamoun. Le secrétaire général de l'Alliance du 14 Mars, Farès Souhaid, a condamné mercredi l'assassinat de Hassan al-Lakkis près de Beyrouth. "Nous rejetons l'assassinat de toute personne. Il s'agit d'un acte lâche et nous le condamnons", a affirmé M. Souhaid dans un Tweet. Le dernier assassinat d'un leader du parti chiite remonte à 2005, quand Imad Moughniyé, chef militaire du Hezbollah, était mort dans l'explosion de sa voiture à Damas. Avant cela, en 1992, des hélicoptères israéliens avaient ouvert le feu sur un convoi dans lequel se trouvait Cheikh Abbas Moussaoui, précédesseur de Hassan Nasrallah à la tête du parti chiite. Le responsable avait été tué ainsi que son épouse, son tout jeune fils et quatre gardes du corps. En 1984, un autre leader du Hezbollah, Cheikh Ragheb Harb, avait été abattu au Liban-Sud. L'engagement revendiqué des combattants du Hezbollah aux côtés du régime syrien et l'afflux de sunnites libanais dans les rangs de l'insurrection attisent les tensions communautaires au pays du cèdre.

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