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Dissoudre l'armée française au profit d'une force de maintien de l'ordre européenne.

Вторник, 06 Августа 2013 г. 23:00 + в цитатник

Les institutions nationales sont des obstacles au Nouvel Ordre Mondial. Que ce soit famille, religion, armée, tout ce qui est fierté et Histoire Blanche doit être foulé au pied. Pour étayer sa demande de maintien du budget de la défense à 1,5 % du PIB, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées Jean-Louis Carrère a diffusé le 13 mars 2013 un intéressant tableau. Il recense notamment les budgets de la défense des cinquante-trois dernières années, en démarrant en 1960 (http://breizatao.com/?p=14727). À cette époque, le général de Gaulle est au pouvoir depuis deux ans, la guerre d’Algérie atteint des sommets en moyens humains et matériels déployés, tandis que la France tire sa première bombe atomique en avril. Sous la houlette du premier président de la Ve République, elle a engagé des efforts démesurés pour se doter – en partant de zéro ou presque – non seulement de l’arme atomique, mais aussi des vecteurs permettant de la lancer : des bombardiers Mirage IV, des sous-marins à propulsion nucléaire type Redoutable, des missiles M1 tirés en immersion, bientôt rejoints par des missiles SSBS tirés depuis le plateau d’Albion, sans oublier les engins Pluton de l’armée de terre ! Les armements classiques ne sont pas oubliés puisque la France lance au début de la décennie deux porte-avions, le Foch et le Clemenceau, tandis qu’elle termine les dotations en armements modernes des armées de terre et de l’air. Ces extraordinaires efforts technico-militaires simultanés ont alors mobilisé des ressources absolument énormes: 5,44 % du PIB en 1960. Cet exceptionnel coup de rein, exprimant la volonté farouche du général de Gaulle de se doter des moyens militaires lui permettant d’asseoir la “grandeur” de la France à l’international, a ensuite connu une véritable chute libre. Quand le Général quitte le pouvoir en 1969, la part du PIB consacrée à la défense est inférieure à 3,5 %, avant de chuter encore : à la fin de la période Pompidou, en 1974, l’effort a été stoppé et la défense ne représente plus que 2,5 % du PIB. Georges Pompidou n’avait d’ailleurs pas d’appétence particulière pour ce sujet et il faudra attendre l’intérim du président Alain Poher, entre la mort de Pompidou et l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, pour que l’ingénieur militaire Jacques Chevalier lui fasse signer le lancement du missile nucléaire à têtes multiples M4! Les années Giscard sont d’ailleurs favorables aux armées, auxquelles ce président n’a pourtant pas laissé un grand souvenir. Il a en effet tué dans l’oeuf un projet stratégique pour Dassault, le Mirage 4000, et ne fut pas loin de laisser à l’état de tôles un sous-marin nucléaire lanceur d’engins. Mais à la fin de la loi de programmation militaire lancée sous son égide, qui se termine en 1982, le budget de la défense a remonté. Il est à 2,97 % du PIB. Nous sommes cette fois entrés dans les années Mitterrand. Et les mêmes qui affirment aujourd’hui qu’il est impossible de baisser le budget militaire sous les fatidiques 1,5 % du PIB réclamaient alors qu’il ne descende pas sous les 3 %. Mais cette fois un déclin durable s’engage que ne fléchiront pas les périodes les plus dures de la guerre froide, durant les années 1980. Lorsque le mur de Berlin tombe, bientôt suivi par la dislocation de l’URSS, ceux qui réclament la perception des “dividendes de la paix”, comme Laurent Fabius, ont toutes les raisons de se réjouir. La première guerre du Golfe n’y change rien. De ce point de vue, le graphique est limpide: malgré quelques minuscules rebonds, la chute de la part de la richesse nationale consacrée à la défense est régulière et rapide depuis 1981 : en trente ans, elle a baissé de moitié et ce n’est pas fini. Car les hypothèses les pires évoquées par Bercy aggravent la pente, pour amener la part du PIB à 1,15 % (le “vrai” chiffre est d’ailleurs plutôt 1 % tout rond)…

Pendant ce temps-là, Academi (ex-Blackwater), la plus puissante armée privée du monde, indique avoir été cédé, sans indiquer ni le nom de l’acquéreur, ni le montant de la vente. Selon SouthWeb.org, c’est la multinationale juive de biotechnologies Monsanto qui est l’heureux acquéreur (http://www.voltairenet.org/article179606.html). Créé en 1901, Monsanto a débuté en fabriquant la saccharine utilisée par Coca-Cola. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fournit l’uranium du projet Manhattan, puis durant la guerre du Vietnam, un puissant herbicide pour défolier la jungle, l’Agent orange. Depuis une trentaine d’années, Monsanto est devenu le leader mondial des organismes génétiquement modifiés. Avec un chiffre d’affaire annuel de 13,5 milliards de dollars, il est la 206ème multinationale US. Academi été créé par Erik Prince en 1997 sous le nom Blackwater Worldwide. La société, dont certains dirigeants sont liés à des Églises évangéliques financées par le Pentagone, a joué en Afghanistan et en Irak un rôle comparable à celui de l’Ordre de Malte durant la guerre du Nicaragua. Elle est présidée par Billy Joe (Red) McCombs (347ème fortune des USA), John Aschcroft (ancien Attorney general des États-Unis) et l’amiral Bobby R. Inman (ancien directeur de la National Security Agency et directeur adjoint de la CIA). Academi, qui travaille principalement pour le gouvernement US, a participé à la bataille de Tripoli (Libye) et recrute actuellement des combattants pour faire le jihad en Syrie. La croissance de Blackwater doit beaucoup au projet de privatisation des armées US défendu par l’ex-secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. Cependant cette politique ayant été un échec et les restrictions budgétaires aidant, Academi ne se voit plus confier par Washington que des contrats de gardiennage ou d’escorte sur des théâtres d’opération et des opérations secrètes «non-revendiquées». Sa réputation lui a également permis d’obtenir des contrats de mercenariat de petits États, notamment dans le Golfe persique. Selon SouthWeb, la vente d’Academi correspond à l’entrée de la Bill and Melinda Gates Foundation au capital de Monsanto. Créée par le fondateur de Microsoft et le spéculateur Warren Buffet (les deux premières fortunes des États-Unis), c’est la plus importante fondation «philanthropique» au monde. Elle a notamment lancé, avec la fondation Rockfeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui vise à étendre l’usage des semences Monsanto sur le continent noir.

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