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Destin de Juif: « Cœur de pierre sur larmes de diamants!»

Четверг, 01 Августа 2013 г. 01:25 + в цитатник
En se faisant voler sa collection «Extraordinary Diamonds» d'une valeur estimée à 103 millions d'euros au Carlton de Cannes, la maison Levi-ev a bénéficié d'une campagne publicitaire inattendue, et les autorités policières soupçonnent la «Communauté» d'avoir voulu solder quelques anciens contentieux (http://www.lefigaro.fr/societes/2013/07/30/20005-2...voler-100-millions-d-euros.php). Encore peu connue du grand public, cette marque de bijoux de luxe est aujourd'hui au centre de toutes les attentions. Alors qu'elle ne possède aucune boutique dans l'Hexagone, la marque Levi-ev était de passage à Cannes pour se faire connaître. Pour s'implanter en Europe, Leviev a en effet choisi Londres en 2006, avant de s'installer à New York, sur la célèbre Madison Avenue, à Dubaï et à Singapour. La maison Levi-ev se vante de commercialiser les pierres «parmi les plus exceptionnelles au monde», venues directement des mines de la société Lev Levi-ev Diamonds (LLD). Polies et taillées par les artisans de la maison, elles donnent naissance à des collections uniques, «des pièces qu'on ne trouve nulle part ailleurs», explique le groupe. Ce modèle de bijouterie complètement intégré (de l'extraction dans la mine à la vente en boutique) est le résultat du travail acharné de Lev Levi-ev, milliardaire israélien de 57 ans, né en Ouzbékistan (à quelques encablures du Birobidjan) et propriétaire de la totalité du capital de la maison de bijoux. Après avoir débuté comme simple tailleur de pierre à Tel-Aviv où sa famille avait immigré pour fuir l'oppression soviétique antisémite, il devient l'un des diamantaires les plus importants de cette place incontournable des diamants avec Anvers.

Lev Levi-ev entre rapidement dans le prestigieux club des «sightholders» de De Beers, ces diamantaires triés sur le volet par la toute puissante société qui maîtrise la production, les prix et la vente de la quasi-totalité des diamants depuis des décennies. Mais lassé de se voir imposer ses conditions de travail, Lev Levi-ev va oser, dans les années 1990, mettre à mal le monopole exclusif du géant juif sud-africain. Il bâtit son propre empire, en allant chercher ses diamants directement à la source. Grâce à de bonnes relations conservées malgré les pressions en ex-URSS, il met la main sur des tailleries de pierres, prend ensuite le contrôle des mines d'Angola, du Congo et de Namibie à coups de dollars et de kalachnikovs. Des possessions qui lui valent d'ailleurs les critiques de nombreuses ONG qui l'accusent d'avoir construit sa richesse sur les diamants de sang… Lev Levi-ev met en place la stratégie «de la mine à la maîtresse», soit le contrôle de l'ensemble de la filière. En quelques années, LLD devient un géant du secteur. Si Lev Levi-ev amasse une fortune colossale dans les diamants, il veille également à se diversifier. En 1996, il rachète Africa Israël Investments, un holding qu'il transforme en conglomérat en investissant dans la chimie, les médias et l'immobilier. Aux États-Unis, il devient propriétaire, entre autres, de l'ancien immeuble du New York Times. Son holding sera frappé de plein fouet par la crise financière mondiale de 2008. Il affichait encore une perte d'un milliard de dollars l'an dernier. Après la crise, Lev Levi-ev a vu sa fortune personnelle fondre de 8 à 1,5 milliard de dollars selon le dernier classement Forbes . Malgré ses difficultés, le businessman poursuit ses investissements, notamment en Israël où il est soupçonné de participer à la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie via son entreprise Nikarab. Très pratiquant - «dans les affaires, je n'ai jamais transigé sur mes principes religieux», aime-t-il répéter - il arrose de millions de dollars chaque année la secte religieuse hassidique Loubavitch, vaste nébuleuse terroriste. À Londres, il mène une vie discrète avec sa femme Olga, qui lui a donné neuf enfants. Hormis l'achat de l'une des maisons les plus chères de la capitale anglaise en 2008 (53 millions d'euros), pas de fantaisies. Sauf l'achat en mai 2011 d'un diamant rose lors d'une enchère Sotheby's pour 11 millions de dollars. Une pierre rare qui selon des rumeurs fait partie de la collection dérobée à Cannes... Victimes et coupables sont juives, pour nous, c'est une affaire classée!

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