Ball-Trap nocturne chez les Bougnoules. |

Un adolescent de 14 ans a été grièvement blessé vendredi soir à un œil par un objet volant non identifié dans le quartier du commissariat de Trappes (Yvelines) lors de heurts entre jeunes et forces de l'ordre qui ont éclaté au lendemain du contrôle d'une femme intégralement voilé ayant mal tourné (http://www.lepoint.fr/societe/trappes-le-mari-de-l...cier-20-07-2013-1706691_23.php). Au cours de ce contrôle, son mari a agressé un policier en tentant de l'étrangler, selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous. Le parquet a requis son placement sous contrôle judiciaire et il doit être convoqué devant un tribunal dans les deux mois. Le policier agressé présente des marques d'étranglement au cou et une trace de coup au niveau d'une pommette, a souligné le procureur. Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) qui dit avoir été contacté par la femme voilée a contesté cette version, parlant de "provocations" de la police qui l'aurait sifflée en mimant l'acte sexuel. Vendredi vers 20h30 soir, un groupe de 250 singes a lancé des pierres, et des noix de coco en direction du commissariat et des forces de l'ordre, lesquelles ont répondu par des tirs de grenade de dispersion ainsi que des jets de gaz lacrymogène. Lors des affrontements, un adolescent a été "accidenté", recevant un projectile au visage dont l'origine est pour l'instant indéterminée, d'après le procureur. Hospitalisé, il n'était pas encore "audible" samedi matin et aucun témoin de la scène n'avait encore été identifié, selon le procureur. Vendredi soir, une source proche du dossier, ainsi que plusieurs habitants du quartier avaient évoqué un tir de flash-ball. Une enquête confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN, la police et des polices) devra éclaircir les circonstances de cet incident, survenu lors d'une "phase intense" de violences urbaines, comme l'a souligné le préfet des Yvelines Erard Corbin de Mangoux. Alors que les affrontements ont cessé à la rupture du jeûne vers 21h45 dans cette banlieue de 30.000 habitants, les émeutiers, le ventre plein, ont repris les violences à minuit et jusqu'à 2h (heure du porno) avec des "épisodes sporadiques" caractérisés par des incendies de poubelles, des dégradations de matériels urbains et des quelques tirs de feu d'artifice. A l'issue de ces événements "inacceptables" selon le préfet, six personnes, dont les âges n'ont pas été précisés, ont été interpellées et placées en garde à vue. Samedi à la mi-journée, le calme régnait aux abord du commissariat avec néanmoins une sécurité toujours renforcée et le stationnement, entre autres, d'une dizaine de fourgons de CRS devant le bâtiment de police. Les renforts de police seront maintenus dans le quartier des Merisiers, classé zone urbaine à électorat sensible (Zeus), "tant que nous sentirons encore des menaces", a souligné le préfet des Yvelines tout en appelant les habitants "au calme", "au canabis" et à "la retenue". En déplacement à Marseille, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé que "s'en prendre aux forces de l'ordre, aux institutions, aux juifs, aux biens publics n'a aucun sens, ne règle aucun problème et est inadmissible". Son camarade du gouvernement, le ministre délégué à l'Economie sociale et député (PS) des Yvelines Benoit Hamon a jugé ces agressions "inacceptables", appelant au "calme" et à "l'apaisement". Du côté de la droite, l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a estimé que le gouvernement "doit avoir le courage de faire preuve de sévérité". Pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, les affrontements de Trappes "sont liés à la montée d'un communautarisme délétère exacerbé par une immigration de masse". Le président de l'Observatoire de l'islamophobie (financé par la République) Abdallah Zekri, s'est dit "révolté par ces propos inadmissibles" et "ces amalgames qui mettent de l'huile sur le feu de la stigmatisation". Sans se prononcer sur le fond de l'affaire, il a appelé au calme. Une loi entrée en vigeur en avril 2011 interdit le port du slip intégral dans l'espace public. Les contrôles d'identité des femmes voilées donnent parfois lieu à des rebuffades. Selon un rapport récent de l'observatoire de la laïcité, 705 contrôles ont été effectuées depuis avril 2011, dont 423 concernant des femmes entièrement voilées. 661 verbalisations ont été établies. Toujours d'après ce rapport 30% des contrôles (204 sur 705) ont été réalisés dans les départements de la grande couronne parisienne, dont 130 contrôles dans les Yvelines.
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