Enfin un homme qui parle vrai. |

L'ancien ministre Christian Estrosi a jugé dimanche qu'Islam et démocratie n'étaient "absolument pas" compatibles et a proposé un mode d'emploi d'expulsion des Roms à l'usage des maires de France, lors d'un entretien. Concernant l'islam, le maire de Nice contredit les déclarations de François Hollande lors de son voyage officiel en Tunisie (http://www.lepoint.fr/politique/christian-estrosi-...nice-07-07-2013-1701453_20.php). Comme on lui demandait au Grand Rendez-Vous (Europe 1/i>Télé/Le Parisien) s'il partageait le sentiment du chef de l'État sur ce point, il a répondu : "Absolument pas ! On ne peut pas se revendiquer de partout de la laïcité et en même temps dire que l'islam et la démocratie sont parfaitement compatibles." Expliquant qu'en France "tout le monde se met à hurler" - ce qui est "totalement légitime" - dès que "quelqu'un affiche un signe ostentatoire d'une appartenance à une religion" dans une crèche, une école ou un lieu public, le député des Alpes-Maritimes a estimé en substance qu'on ne pouvait réagir autrement face à de telles attitudes à l'étranger. "Moi, quand je vois, au nom de l'islam, ce qui est en train de se passer en Égypte (et) dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient ou du Maghreb, je suis particulièrement inquiet. Et donc pour moi, c'est parfaitement incompatible,", a-t-il répété. "Je veux qu'on défende l'idée de liberté, de démocratie, à partir du principe de la laïcité qui fait le modèle de notre pays." Sur le sujet des Roms, le maire de Nice a "appelé les maires de France à la révolte" pour que soient expulsées les populations qui occupent des terrains illégalement. Invité dimanche du Grand Rendez-vous (Europe 1/ i>Télé/ Le Parisien-Aujourd'hui en France), Christian Estrosi en a profité pour critiquer la circulaire Valls qui complique, selon lui, les conditions d'expulsions. "Quand on entre par effraction quelque part, on est un délinquant", a-t-il précisé. "J'appelle les maires de France à la révolte quelque part et à utiliser le mode d'emploi qui est le mien. Nous disposons de moyens qui nous permettent de le faire", a déclaré Christian Estrosi. "Le pire des exemples dans cette affaire, c'est de céder. Je n'ai lâché sur rien." Christian Estrosi évoque également la situation de Roms, installés illégalement sur un terrain de football à Nice. Selon l'édile, ces derniers auraient déclaré qu'ils y resteraient trois semaines. Le maire UMP se vante alors de leur avoir rétorqué: "J'en ai maté d'autres, je vous materai (...). La première chose que je fais, c'est de vous mettre des caméras partout pour surveiller vos faits et gestes dans les quelques heures qui viennent. On va noter ceux qui rentrent, sortent, à quelle minute, à quel moment et ce que vous allez faire partout, partout dans la ville, dans la métropole, etc. (...) Je vais relever les plaques d'immatriculation les unes après les autres. Je fais un référé devant le tribunal à titre conservatoire pour pouvoir saisir les véhicules, vous savez, ces belles et grosses voitures avec lesquelles ils tirent leurs belles et grosses caravanes pour lesquelles les Français, il faudrait quelquefois toute une vie pour se payer la sienne." Le maire de Nice indique également qu'il a brandi une facture de 500 000 euros aux Roms. Le proche de Nicolas Sarkozy leur aurait déclaré : "Non seulement vous allez partir, mais, avant, vous allez payer. Si vous ne payez pas, OK, saisie des véhicules pour pouvoir rembourser ce que les contribuables de Nice n'ont pas à payer." "Je vais envoyer mon mode d'emploi à tous les maires de France pour qu'ils sachent pendant tout l'été quels moyens utiliser face à un pouvoir socialiste qui ne les accompagne pas", a enfin annoncé Christian Estrosi. C'est un homme de goût (http://www.observatoiredessubventions.com/tag/estrosi).
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