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Breiz Atao: Pourrir le centralisme républicain.

Четверг, 04 Июля 2013 г. 02:25 + в цитатник

BREIZ ATAO depuis l’origine fut le nom d’un mouvement, “an emsav”, qui dépassait de beaucoup la logique partitiste. Simple feuillet polycopié à 25 exemplaires à ses débuts, alors qu’il est rédigé par nos vaillants pères fondateurs Morvan Marchal, Olier Mordrel et bien sûr l’infatigable Fransez Debeauvais, il devint par la suite le bélier redouté dont les coups, chaque semaine, faisaient trembler l’édifice de la maison jacobine (http://breizatao.com/?p=14455). Ce mouvement d’idées est d’une puissance inouï, si l’on prend le temps de le soupeser. On nous adresse bien souvent le reproche de ne représenter que peu de choses. On se trompe. La puissance de BREIZ ATAO ne vient pas des cohortes d’élus ou des réseaux de la bourgeoisie française provinciale. Elle vient de l’énormité du projet : la restauration du peuple breton en corps de nation. Cela suppose, d’emblée, l’amputation de 30 000 kilomètres carrés du territoire français, ce qui suffit en soi à enclencher la dislocation de l’édifice républicain au profit des autres pays réels : Corsica, Elsass, Euskadi, etc. Notre puissance réside dans la nature révolutionnaire du nationalisme breton de par ses conséquences. Seulement imaginer les préfets chassés du pays, les départements envolés tandis qu’une Garde Nationale bretonne veillerait à leur déménagement précipité laisse stupéfaits ceux qui s’attardent à envisager pareil tableau. BREIZ ATAO est à la fois slogan et programme, serment et parti. Il résume l’idée du mouvement. Il ne peut se compromettre avec des demi-solutions. C’est ce qui fait, 92 ans après sa création, toute sa force, intacte. Fransez Debeauvais résumait parfaitement l’enjeu dès 1921: «Nous ne pouvons prétendre créer, pour le moment, un vaste moment populaire. Notre tâche doit se borner à la partie pensante, capable de devenir agissante, de la nation : l’élite bretonne… en régénérant l’élite bretonne, nous répondrons au besoin le plus pressant que peut avoir une nation en décadence comme la nôtre: une aristocratie ou, pour n’effrayer personne, des dirigeants… il faut donc entreprendre la conquête méthodique de l’élite, il faut l’arracher de cette voie néfaste qui est sa francisation complète, lui crier bien haut qu’elle est en train de faillir à tous ses devoirs de classe dirigeante, de classe éclairée.» Notre position doit allier pragmatisme et radicalité. Notre projet politique immédiat doit consister à exiger l’autonomie immédiate de la région Bretagne + le département de Loire Atlantique. Il nous faut prendre les masses bretonnes comme elles sont, dans l’état d’impréparation que de malheureux aléas politiques ont permis. Cela signifie d’exiger pour notre peuple l’autonomie. Celle doit s’accompagner de la suppression des départements et préfectures, pouvoirs transmis au Président de Région élu au suffrage universel. Nous devons disposer de 50 % de notre fiscalité, disposer de notre police comme de notre justice propre. Nous devons régler les affaires d’éducation à notre échelle. S’y ajoute l’urgente nécessité d’une Université Bretonne bretonnante d’où émergera l’élite nationale de demain. Bien sûr cette autonomie est transitoire, elle vise à créer une élite nationale éveillée. Une fois celle-ci sur pied, il ne faudra pas long pour que la présence française sur le sol breton soit un vieux souvenir. Pour atteindre ces objectifs, nous devons créer un aiguillon capable d’incarner une avant-garde. Il nous faut peser. Cela pourra se réaliser si une structure se fonde sur un projet national digne de ce nom. Notre radicalité ne manquera pas de ragaillardir les forces endormies. Chez nous, l’âme nationale couve sous la cendre. Elle peut se transformer en brasier incontrôlable si trois ou quatre mesures sont adoptées. L’État Français le sait, mais nous aussi.

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