Et si tous les immigrés ne se valaient pas? |
Nous, on a cela: des stigmatisés de la colonisation en mi-temps thérapeutique dans nos HLM.

Alors qu'on préfèrerait avoir cela: des étudiants scientifiques sans besoin d'excuses historiques pour réussir ou échouer!

À la différence de la France, dont les médiats et le système politique ont fait du tabou racial un dogme et un prétexte à une censure systématique, les USA abordent le sujet en toute transparence (http://breizatao.com/?p=14285). Le journal Le Monde évoquent ainsi les résultats des dernières études démographiques officielles américaines révélant le basculement progressif des USA d’un pays blanc et protestant à un pays composite, à près de 30% latino-américain et catholique. Contrairement au titre de l’article qui met la focale sur le “solde naturel négatif” et donc sur une “baisse” du nombre de Blancs, la population européenne est stable aux USA. Le véritable phénomène, c’est l’explosion de l’immigration sud-américaine avec son corollaire : le taux de natalité très élevé. Isabelle Piquer écrit ainsi: “Selon les estimations du bureau de recensement américain, en 2043, les “minorités” devraient dépasser les Blancs, qui représentaient 83 % de la population en 1993. Ils sont aujourd’hui 63 %, soit 198 millions sur une population totale de 314 millions.” Et les Blancs devraient continuer d’être environ 200 millions aux USA d’ici à 2060, mais le nombre d’Américains résidents aura lui fortement augmenté, à près de 440 millions. Contrairement à une idée reçue, le nombre de Noirs aux USA est stable et va le demeurer : ils sont 13% de la population globale et resteront à ce niveau selon les projections démographiques au milieu du siècle. C’est l’explosion du nombre de Latinos qui bouleverse la donne raciale aux États-Unis, ce qui ne va pas sans tensions entre ces deux minorités: “Les Hispaniques sont, depuis 2003, la première minorité (17 % de la population). Leur présence ne fera que se confirmer dans les prochaines décennies. En 2060, un Américain sur trois sera “latino”. “Leur croissance est le résultat de leur fort taux de natalité et non de l’immigration. Si l’on bouclait les frontières cela ne changerait rien au fait qu’ils vont prendre une place de plus en plus grande”, souligne Dowell Myers, démographe à l’université de Californie du Sud.” Et la journaliste du Monde de citer un analyste politique juif du New York Times: “Nate Silver, le gourou de la prédiction politique du New York Times, affirmait récemment que les bouleversements démographiques allaient changer le paysage électoral en faveur du Parti démocrate et assurer leur victoire pendant les trente prochaines années, grâce au vote des minorités.” Le camp démocrate vainqueur systématique? C’est aller un peu vite en besogne. Le lien systématique entre “race” et “parti” a déjà montré ses limites: c’est le Parti Républicain de Lincoln qui a aboli l’esclavage, les Sudistes Blancs après la guerre de sécession votant massivement démocrate… Aujourd’hui, tous les Noirs votent démocrate. Les Latinos sont des Catholiques fervents qui ne partagent pas du tout le progressisme sociétal de l’élite démocrate blanche emmenée par Barack Obama (avortement, mariage homosexuel, etc.). Si les Latinos continuent de voter démocrate dans les décennies à venir, ainsi qu’à occuper toujours plus de mandats électifs, ce sera certainement au prix d’une inflexion forte de cette ligne progressiste pour être plus en adéquation avec les exigences catholiques en la matière. Le Parti Démocrate américain pourrait ainsi devenir conservateur sur les mœurs ou du moins beaucoup plus divisé sur ces questions. Un tel parallèle entre “race” et “parti”, entre “minorités” et “gauche”, s’il est exact aujourd’hui, ne sera pas nécessairement vrai dans plusieurs décennies. Par ailleurs, s’il existe un vote raciste aux États-Unis, il est le fait des Noirs: ceux-ci ayant voté à 96% pour Obama. Contrairement à l’imaginaire marxiste prévalant en France, singulièrement dans les médiats, ceux qui se déterminent le moins en fonction de la race des candidats sont les Blancs: ils se sont répartis de façon équitable entre Obama et Mac Cain en 2008. C’est encore dans un pays très majoritairement blanc, dans les années 70, que la discrimination positive a été mise en œuvre, preuve au contraire de tout ce qui est affirmé, de ce que les Blancs – travaillés il est vrai par des intellectuels juifs – sont surtout antiracistes. Les Asiatiques quant à eux s’insèrent très bien et très vite dans le système économico-social américain: aider les autres minorités n’est pas une préoccupation de ce groupe racial qui privilégie le mérite et la solidarité communautaire et s’entend par ailleurs très bien avec le groupe européen dont il reprend tous les codes sociaux et culturels. Ils sont cependant moins individualistes que les Blancs. S’imaginer une élite américaine résolument acquise à la gauche parce que multiraciale est une réflexion plus idéologique – de gauche – que démontrée. Ainsi les étudiants asiatiques sont en train de contester massivement l’hégémonie juive au sein des universités américaines ce qui implique des répercussions majeures pour l’avenir. Car si la communauté juive prenait fait et cause pour les minorités face à une majorité blanche massive, les Asiatiques eux se retrouvent pénalisés par le système de quota racial. Ils sont si performants qu’une politique sournoise de discrimination à leur encontre a été mis en place afin qu’ils n’évincent pas les Noirs et les Hispaniques, en moyenne moins performants (Lire ICI). Les universités américaines ont ainsi maintenu ces vingt dernières années un quota de 16,5% d’admission d’étudiants asiatiques alors que leurs résultats sont bien au dessus des autres postulants. Il n’empêche, certains établissements n’adoptent pas les quotas comme principe de recrutement, comme Berkeley en Californie qui compte près 40% d’étudiants asiatiques! Une fois intégrés au sein de l’élite américaine parce que très fortement diplômés, comment croire un seul instant que les Asiatiques voudront défendre à tout prix des politiques objectivement discriminantes à leur endroit ? Ils vont par ailleurs occuper une place centrale dans l’économie américaine du XXI ème siècle, de par leur forte présence dans les secteurs scientifiques à haute valeur ajoutée: autant dire qu’il sera difficile de les négliger politiquement pour le leadership américain. Les Asiatiques ont vu leur population tripler depuis 1990, passant de 6 millions à 18 millions. Les prévisions démographiques évaluent leur nombre à près de 10% de la population américaine en 2050, soit environ 40 millions (Source). Un réservoir de voix considérable qui sera presque de la même taille que celui des Noirs, mais avec un poids social bien supérieur. Bref, il est possible que les “partis” historiquement présents aux USA demeurent, mais nous assisterons plus sûrement, ethno-sociologie oblige, à une mutation profonde ces derniers. À une gauche sociétalement plus conservatrice, et à une droite libérée de l’antiracisme idéologique des intellectuels juifs américains du XX ème siècle.
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