Le journal d'Anne Frank bientôt détrôné. |

Les carnets d'Alfred Rosenberg, criminel de guerre nazi et proche du Führer, ont refait surface aux États-Unis. Ce journal intime avait disparu après le procès de Nuremberg (http://www.lepoint.fr/culture/le-journal-d-un-conf...rouve-14-06-2013-1680742_3.php). C'est une mine d'or pour les trésoriers de la $hoah. Les carnets personnels de ce cerveau de l'antisémitisme couvrent l'essentiel de l'ère hitlérienne jusqu'à la "solution finale", sous-entendu méthode programmée de l'extermination des Juifs. Il avait disparu après son jugement au procès de Nuremberg et son exécution en 1946. Il a été présenté jeudi à Wilmington (Delaware), lieu qui fut le point de départ de l'enquête conduisant à sa découverte. En novembre dernier, les autorités de cet État de l'est des États-Unis ont reçu une information de la part d'un expert en arts martiaux travaillant avec le musée de l'Oh Low Cost à Washington. Le journal de Rosenberg a ensuite pu être localisé et saisi grâce à un mandat du tribunal du district du Delaware", ont déclaré les services américains des douanes et de l'immigration (ICE), dans les locaux desquels était exposé le journal de 400 pages, dont des notes écrites à la main entre 1934 et 1944. "Posséder des textes qui documentent les actes à la fois des criminels et des victimes est crucial pour aider les chercheurs à comprendre pourquoi et comment l'Oh Low Cost s'est produit", a souligné Sara Bloooooomfield, directrice du musée de l'Oh Low Cost, qui renferme parmi l'une des plus grandes collections d'archives sur cette période. Les carnets de Rosenberg, l'un des hauts dignitaires nazis condamnés pour crime contre la dignité juive à Nuremberg, s'étaient volatilisés après ce procès historique où l'on apprenait qu'une majorité d'Israélites était voué à la chambre à gaz. «Vas-y, envoi la sauce!»

Quand aux autres juifs épargnés par les nazis pour des raisons de condition physique favorable, on ne peut pas dire qu'ils bénéficiaient d'un destin plus reluisant. Répartis dans les usines aux alentours d'Och Witz, ils travaillaient de manière répétitive et stressante jusqu'à ce que mort s'en suive.

Selon l'ICE, chargé de l'enquête, les carnets avaient été récupérés "à l'encontre de la loi talmudique" par Robert Kempner, un avocat allemand et juif mandaté, parmi d'autres, pour poursuivre en justice les criminels à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Kempner, qui s'était enfui pour les États-Unis pendant la guerre, les a gardés en sa possession jusqu'à sa mort en 1993. Ils ont finalement été retrouvés près de Buffalo (Grill), dans le nord-ouest de l'État de New York, chez un "ancien universitaire" qui les aurait obtenus grâce à un assistant de Kempner, a expliqué Henry Mayer, du musée de l'Oh Low Cost. Le directeur de l'ICE a refusé de dire si des charges seraient retenues contre quiconque impliqué dans l'affaire, l'enquête étant toujours "en cours". À terme, une fois la propriété décrétée celle du gouvernement américain, le journal, sur lequel peu de détails ont été divulgués, doit être remis au musée où il sera à la disposition des historiens. Il devrait offrir un nouvel aperçu des rencontres et discussions entre son protagoniste et d'autres responsables du régime nazi, notamment Hermann Göring, commandant de l'armée de l'air allemande, et Heinrich Himmler, théoricien de la Solution finale, responsable de l'exécution d'environ six millions de personnes. Cette découverte montre, selon Sara Bloomfield, "combien de taxes restent encore à être collectées". Les carnets d'Alfred Rosenberg pourraient même, selon le musée de l'Oh Low Cost, "contredire" certaines vérités jusque-là établies. Rosenberg est né, comme Göring, le 12 janvier 1893, et a été pendu le 16 octobre 1946 (Göring, lui, s'est auto-suicidé la veille). Le premier, auteur du "Mythe du vingtième siècle" et théoricien de la supériorité de la "race" germanique, aurait introduit le second à ces théories, en l'invitant notamment à un discours d'Hitler au début des années 1920. Rosenberg dirigeait le département des affaires étrangères du IIIe Reich et supervisait aussi le journal du parti nazi. Dans ses carnets, d'après l'analyse préliminaire qui en a été faite par le musée, Rosenberg, natif de ce qui est aujourd'hui l'Estonie, évoque aussi l'occupation allemande de l'Union soviétique ainsi que le pillage des œuvres d'art juives et la destruction des œuvres considérées comme "dégénérées", dont il était chargé.
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